Carl Neill : le prochain capitaine du Phoenix

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(COMMENTAIRE) La saison 2014-2015 du Phoenix a maintes fois été décrite comme une saison d'apprentissage pour les joueurs de l'organisation. Une saison où ils devaient apprendre à compétitionner chaque jour, d'abord, et à gagner, ensuite, comme ils devront le faire lorsque les séries s'amorceront vendredi.

Mais au-delà de l'apprentissage à faire sur la glace, il y a également les leçons de tous les jours qui s'accumulent à l'extérieur du Palais des sports; des leçons qui ont largement contribué à transformer un joueur en particulier, Carl Neill, au point où il s'en trouve maintenant plusieurs dans l'entourage de la formation sherbrookoise à se demander s'il n'est pas passé de 17 ans à 24 ans au cours d'un seul été.

«Si quelqu'un me disait ça, je pense que ça serait un bon compliment, m'a répondu à ce propos, sourire en coin, "Neiller". Au cours de la dernière année, j'ai vécu des événements qui m'ont permis de prendre de la maturité en tant que personne et joueur de hockey et je pense que je peux l'assumer.»

Pendant la période estivale, non seulement Neill n'a pas réalisé son rêve d'être repêché par une équipe de la Ligue nationale, mais plus inquiétant encore, il n'a pu participer au camp des recrues des Flames de Calgary auquel ces derniers l'ont invité en raison d'une malformation au coeur qu'ils ont détecté lors d'examens préalables.

«Ça a été des wake-up calls, admet-il. T'arrives de l'hôpital et tu te demandes si tu vas pouvoir continuer à jouer. Après une opération comme ça, ça t'ouvre les yeux et aujourd'hui je suis juste content de pouvoir continuer à pratiquer le sport que j'aime. Je me suis dit que je devais me réveiller et travailler vraiment fort.»

«Aujourd'hui, c'est un homme»

Force est d'admettre que le défenseur du Phoenix est passé de la parole aux actes. Traînant un surpoids évident l'an dernier, Carl Neill s'est présenté plus svelte que jamais à l'automne et affiche 40 points au compteur, dont 14 buts, lui qui est presque en voie de doubler son plus haut total de points au cours d'une même saison.

«Ce sont deux hommes complètement différents», consent l'entraîneur-chef Judes Vallée.

«L'année passée, il l'a finie à 227 livres et ç'a été difficile pour lui. Cet été, il s'est pris en main et a perdu 20 livres. C'est un leader pour nous et il a joué avec des blessures une bonne partie de la saison. Avant, on parlait d'un jeune bébé. Aujourd'hui, c'est un homme et ça paraît beaucoup dans la chambre», a continué de vanter l'instructeur lorsqu'appelé à parler de son numéro 32.

Et il n'y a pas que dans une chambre de hockey que l'arrière de 6'03» fait sentir sa présence, mais aussi dans des chambres où un athlète - et surtout sa santé - prennent la forme d'un rêve démesuré, celles d'enfants malades.

«Quand j'étais à l'hôpital pendant mon opération, j'ai vu beaucoup de jeunes malades. Pas juste des jeunes qui ne pourront jamais jouer au hockey junior, mais des jeunes qui ne peuvent même pas faire des activités de tous les jours comme courir. Ils nous regardent comme des modèles et j'essaie de les visiter le plus que je peux pour leur redonner de l'espoir. C'est peut-être cliché, mais c'est le fun de voir un jeune qui sourit parce qu'il a reçu une photo et ce sont des gestes faciles à faire pour rendre du monde heureux.»

Sans doute pour ces raisons, il n'est pas rare de voir le personnel d'entraîneurs se tourner dorénavant vers Carl Neill pour tâter le pouls de la chambre en marge d'une partie.

«Je suis ici depuis le début et je pense que j'ai une bonne relation avec Pat (Charbonneau) et Judes. Ils m'ont donné des responsabilités de leader. Je dois montrer le chemin aux plus jeunes, pas nécessairement en étant méchant, mais en montrant l'exemple sur la glace, en travaillant chaque jour et en passant le message de l'équipe si on a à le faire», explique l'arrière de 18 ans à ce sujet.

Montrer l'exemple sur la glace comme en dehors, servir de courroie de transmission entre le groupe d'entraîneurs et les joueurs, voilà des qualités propres à tout bon capitaine. Mais est-ce un rôle qu'aimerait endosser officiellement Carl Neill?

«Il y a un bon groupe de leaders dans l'équipe. À date, tout le monde contribue bien et que n'importe qui soit capitaine, ça ne changerait pas l'esprit d'équipe. Mais c'est sûr que oui, ce serait le fun. Pourquoi pas?»

«Les entraîneurs et l'organisation m'ont permis de prendre ma place, de jouer un plus grand rôle, et je pense que je leur en donne. Dans ce sport, quand tu reçois il faut que tu redonnes et c'est ce que j'ai fait, j'ai joué selon leurs standards», résume-t-il.

Effectivement, pourquoi pas?

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