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Futures de Sherbrooke : Gigounon, le faucheur de Canadiens

Cette fois, les encouragements et les cris de ralliement de la foule du Centre... (IMACOM, Maxime Picard)

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IMACOM, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Cette fois, les encouragements et les cris de ralliement de la foule du Centre récréatif Rock Forest n'auront pas aidé Filip Peliwo.

Le jeune joueur canadien s'est vu montrer la porte de sortie vendredi soir de la 10e édition du Tournoi Futures de Sherbrooke par le Belge Germain Gigounon, cinquième tête de série, en deux manches de 6-4 et 7-6 (7-3).

Gigounon éliminait ainsi un deuxième joueur canadien en autant de jours, lui qui fut également le tombeur de Philippe Bester la veille, lors d'un enlevant match marathon de trois manches.

Le Belge en sera à une deuxième participation à la finale du tournoi de Sherbrooke, lui qui avait fait de même il y a six ans, à sa première présence ici, alors qu'il s'était incliné contre un certain Frédéric Niemeyer, qui gagnerait le Futures quelques heures plus tard.

Habitué de jouer devant un public qui ne lui est pas acquis, Gigounon espère que les Sherbrookois seront derrière lui aujourd'hui, lors de son affrontement contre l'Américain Tennys Sandgren, en demi-finale, samedi midi. « Les spectateurs n'auront plus le choix de m'appuyer, je suis le seul francophone qui reste! », a-t-il lancé à travers un sourire.

« Je suis content de mon match contre Bester, jeudi; il m'avait battu à Gatineau, au 2e tour avant d'atteindre la finale. C'est une victoire dont je suis fier. Encore une fois aujourd'hui, la foule encourageait mon adversaire, mais ça ne me dérange pas; au contraire, ça me motive! J'avais deux ou trois personnes qui étaient pour moi, des amis et des cousins éloignés, ce fut suffisant. »

L'expérimenté Gigounon (classé 283e au classement ITF) a rapidement dévoilé son jeu; miser sur la patience, varier le rythme de ses frappes, jouer avec l'énergique intensité de son adversaire et pilonner de sa ligne de fond. Au final, ça lui a réussi.

« Je connais bien Filip, je le croise souvent lors des tournois, mais c'est la première fois que je l'affrontais; c'est un gars intense, qui aime frapper fort dans la balle, fort et vite. Il est parfois un peu tendu. Je devais lui ramener les balles, le faire jouer et varier la hauteur de mes frappes, je sais qu'il aime la balle à la hauteur des hanches. J'ai aussi beaucoup misé sur des services sortant sur son coup droit, pour lui retirer sa frappe. »

« Je me suis un peu enfoncé à 5-3 au deuxième set, j'étais trop passif et il en a profité. Au bris d'égalité, j'ai été solide. J'aurais aimé m'en sortir plus proprement, mais je vais prendre cette victoire avec plaisir! »

En avant par 5-2 et surfant vers une victoire facile, Gigounon a vu Peliwo amorcer un intéressant ralliement menant les deux tennismen à cinq partout. La foule était de nouveau dans la partie derrière le Canadien. Mais le Belge a réussi à éteindre le feu.

En Sandgren, Gigounon trouvera le gagnant du Futures de Gatineau; l'Américain, trompeusement classée 655e mondial, revient à peine d'une blessure et son classement n'est pas révélateur. Il était 183 il n'y a même pas deux ans. Dans l'autre demi-finale, l'Anglais Edward Corrie affrontera l'Américain Éric Quigley.

PELIWO DÉPITÉ

Filip Peliwo était très déçu après son match. Il a même commencé par s'excuser d'avoir perdu en s'adressant à l'auteur de ses lignes.

Le constat était facile à faire pour le jeune Canadien de 21 ans; trop de fautes directes. Un jeu similaire à celui qu'il a présenté contre N'Guyen moins de 24 heures plus tôt sauf que cette fois, Gigounon n'en faisait pas d'erreur, lui.

« Le rythme fut très différent, j'ai fait trop de fautes et pas beaucoup de coups gagnants. Je l'ai laissé contrôler les points, j'étais davantage en réaction. Je me suis rapidement aperçu que je ne pouvais pas appliquer mon plan A, alors j'ai dû me rabattre sur mon plan B, mais un peu trop tard », a-t-il indiqué.

« J'avais de la difficulté à être agressif sur les balles puisque je faisais trop de fautes. J'ai fait ce que j'ai pu, je suis quand même satisfait de ma semaine. »

Peliwo prendra demain la direction de Drummondville où il y disputera le Challenger, doté d'une bourse de 50 000 $.

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