Pas cette fois non plus, Kamarades!

L'équipe russe était composée de joueurs talentueux et... (Photo fournie)

Agrandir

L'équipe russe était composée de joueurs talentueux et costauds recrutés à travers le pays tandis que la formation québécoise alignait des joueurs provenant de l'Estrie et de la Mauricie. Le Sherbrookois Marc Pouliot (en noir) était l'un d'eux.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) Les Russes ont eu beau jouer sur l'élasticité des règles, ils n'ont pas ravi à une équipe québécoise qui comptait des Estriens dans ses rangs le sacre de champion mondial des hockeyeurs non-professionnels de 40 ans et plus. Le match duel de la Coupe internationale « Banque Ugra » a été disputé dimanche à -15 degrés Celsius sur le lac Baïkal, illustre plan d'eau du sud de la Sibérie.

Les vainqueurs ont comblé un déficit de 0-2 pour finalement l'emporter 5-4 au terme d'une partie âprement disputée. Un but de Sébastien Lemay en fusillade a tranché.

« Le premier marqueur russe est passé devant notre banc en nous narguant et ça nous a allumés », a raconté Marc Pouliot, l'un des Estriens à avoir contribué à la victoire en marquant un but.

Le Magogois Martin Bergeron a brisé la glace chez les Québécois en deuxième période. Son but a propulsé les siens, inspirant notamment le Sherbrookois Marc Cardinal, auteur de deux filets.

L'équipe québécoise, composée de joueurs de l'Estrie et de la Mauricie, présentait le même alignement que lors d'un tournoi disputé l'an dernier à Sotchi, au terme duquel elle avait remporté la classe internationale. Elle avait été invitée cette année à défendre son titre en se mesurant à la formation qui, à Sotchi, avait été couronnée meilleure équipe russe.

« Le club d'Ekateringbourg est arrivé avec six nouveaux joueurs, recrutés un peu partout en Russie. Nous l'avons accepté. C'était évident qu'ils s'étaient paqueté une équipe pour gagner. Ça fait un petit velours de voir qu'ils n'ont pas réussi », jubilait après la rencontre l'organisateur et accompagnateur Alain Caron.

Les Québécois ont dû se défendre en infériorité numérique en fin de partie et croyaient bien l'avoir emporté après avoir été informés par un officiel qu'il ne restait plus de temps au chronomètre (manuel). Une autre mise en jeu a néanmoins été accordée en zone adverse à l'équipe locale, qui a marqué et provoqué la prolongation.

« Il n'y a pas un joueur québécois qui aurait eu les bras assez longs pour toucher à la rondelle tellement l'arbitre l'a dirigée vers le joueur russe à cette mise en jeu », a ironisé le centre Marc Tellier.

« Ils étaient costauds et n'y allaient pas de main morte le long des rampes », de raconter le défenseur sherbrookois Rodrigue Côté.

Les hockeyeurs ont dû parcourir 30 minutes en aéroglisseur pour se rendre à la patinoire aménagée sur le lac Baïkal. Les rampes devant les bancs des joueurs étaient faites de blocs de glace superposés.

« On se croyait dans un film. C'était tout simplement magique », de conclure Alain Lessard, établit en Mauricie mais qui est lui aussi originaire de l'Estrie. Grâce à lui d'ailleurs, Ascot Corner n'a plus que l'entraîneur Jean Perron comme conquérant de titres mondiaux au hockey!

Partager

À lire aussi

  • Les Boys 5, la Russie 4

    Sports

    Les Boys 5, la Russie 4

    Ils ont disputé une partie en montagnes russes sur un lac de Sibérie, mais ils rentreront tout de même à la maison avec le titre de champions du... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer