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Les «p'tits gars» de Claude Ruel se souviennent

L'ancien joueur et directeur général du CH Serge... (IMACOM, Maxime Picard)

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L'ancien joueur et directeur général du CH Serge Savard a connu Claude Ruel dès l'âge de 15 ans.

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) «Je n'étais pas vraiment un joueur de hockey, mais il en a fait un de moi. C'est grâce à Piton que j'ai eu une carrière en hockey, et je ne suis pas le seul à part de ça.»

L'ancien directeur général des Canadiens et hockeyeur retraité Réjean Houle semblait effectivement parler pour de nombreux anciens du CH samedi lors des funérailles de Claude Ruel, qui se déroulaient à l'église Immaculée-Conception de Sherbrooke. La force principale de l'ex-entraîneur, soit le développement des jeunes joueurs - ses «p'tits gars» -, revenait sans cesse dans les témoignages.

> Témoignage du fils de Claude Ruel

«Il a été tellement bon pour nous, pour tous les joueurs de notre époque», poursuit Réjean Houle. «C'était très important pour lui que les gars persévèrent tout le temps. Il fallait rester après la pratique pour s'améliorer, et il ne nous lâchait pas! Ce n'était pas une tache, mais pas loin. Il sortait le maximum de nous-mêmes, il n'avait pas de demi-mesure, et c'était défendu de tricher», dit-il, un sourire en coin.

C'est aussi grâce à Claude Ruel que Guy Lafleur a été repêché. «Il m'a aidé tout au long de ma carrière, et a été une source d'inspiration pour tous les joueurs. Quand on était sur la patinoire, il s'amusait tout en faisant passer son message», affirme celui-ci.

L'ancien joueur et directeur général du CH Serge Savard a connu Claude Ruel dès l'âge de 15 ans. «Je l'ai connu toute ma vie jusqu'à sa mort. Il a été mon patron, j'ai été son patron, mais il a surtout été un bon ami, et il a fait partie de toute ma vie d'adulte, dans la grande famille du Canadien», souligne-t-il.

«On est tous unanimes pour te dire que si on a fait de belles carrières dans la Ligue nationale, c'est grâce à lui. Il nous a toujours fait travailler d'arrache-pied, mais à sa façon. Avec certains entraîneurs, ce n'était pas facile, mais avec lui... on a tous passé dans les mains de Claude Ruel», a résumé l'ex-entraîneur et joueur Mario Tremblay. «C'était une bonne personne, un homme de coeur qui voulait qu'on ait du succès.»

L'ancien président de l'équipe, Ronald Corey, a souligné le talent que Claude Ruel avait comme joueur de hockey, alors que la perte de l'usage d'un oeil l'a empêché de poursuivre une carrière de joueur. «J'ai été aux Jeux olympiques de Sarajevo avec lui, et il avait une analyse tellement exacte et poussée... J'ai beaucoup de bons souvenirs avec lui.»

Le dernier jour

Stéphane Pilote, recruteur pour les Ducks d'Anaheim et bon ami de Claude Ruel, a passé le dernier jour de sa vie avec lui. «Il a vécu ses amours et ses passions jusqu'au dernier moment. Il aimait le hockey, les courses de chevaux, sa messe du dimanche, sa famille, ses amis - sans oublier sa grande passion pour la bonne nourriture -, et il les a toutes vécues jusqu'à son dernier jour», a assuré Stéphane Pilote, avait de détromper ceux qui pensaient qu'il s'était éloigné des arénas en vieillissant. «Entre fin septembre et décembre cette année, il a dû voir 150 matchs!»

Il y a quelques semaines, le duo s'était d'ailleurs fait mettre à la porte d'un restaurant parce qu'il occupait une table depuis trop longtemps, passant en revue des alignements d'équipes un joueur après l'autre; c'est dire la passion qui animait encore l'homme de 76 ans.

«J'espère qu'un jour les portes du Temple de la renommée s'ouvriront pour l'un des plus grands bâtisseurs», a conclu M. Pilote.

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