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Claude «Piton» Ruel, un homme intense et passionné

Claude Ruel... (Archives La Presse)

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Claude Ruel

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(Sherbrooke) «Intense et passionné», ce sont les deux mots qui revenaient d'emblée sur les lèvres des gens au moment de décrire Claude «Piton» Ruel.

Qu'il s'agisse de joueurs qui l'ont côtoyé lorsqu'il oeuvrait pour le Canadien de Montréal, d'anciens hommes de hockey qui le rencontraient dans les différents amphithéâtres du circuit junior majeur ou simplement de personnes qui ont croisé sa route lorsqu'il était toujours à Sherbrooke, on n'arrivait pas à dire quoi que ce soit de négatif à propos de «Piton».

«Je n'ai d'ailleurs jamais connu personne qui avait quelque chose à redire sur lui, constate l'ancien propriétaire et directeur général des Castors de Sherbrooke, Georges Guilbault. Ça laisse un grand deuil dans le hockey.»

«Il était un passionné. À part le baseball une fois de temps en temps, je ne l'ai jamais vu parler d'autres choses que de hockey. Il était aussi très près des joueurs. Quand il embarquait sur la glace et qu'un de ses joueurs avait des problèmes, il s'arrangeait pour être près de lui. C'était aussi tout un joueur de hockey. Il aurait pu faire la LNH s'il n'avait pas perdu un oeil.»

«Il n'y avait pas de place pour les demi-mesures avec M. Rue»


 Stéphan Lebeau... (Archives La Tribune) - image 3.0

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 Stéphan Lebeau

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Un fait qui n'a pas échappé à Stéphan Lebeau, présentement entraîneur adjoint chez les Bulldogs de Hamilton, après avoir signé avec le Canadien de Montréal au terme de la saison 1986. Lors des entraînements dirigés par Claude Ruel au cours de l'été pour observer le niveau de jeu des espoirs de l'organisation, ces derniers goûtaient à ce que la «grande ligue» leur réservait.

«Il n'y avait pas de place pour les demi-mesures avec M. Ruel, se remémore Lebeau, qui s'alignait avec les Cataractes de Shawinigan à l'époque. Quand il faisait des drills, c'était selon les normes de la LNH. Et même lors des entraînements, il ne voulait rater aucune passe qu'il nous dirigeait. Il nous disait : J'ai juste un oeil, mais regarde bien mes passes . C'était tout un athlète. Il était tellement intense que des fois il devait mettre fin à l'entraînement parce que c'est lui qui était trop brûlé!»

«Parfois, après certains entraînements, nous étions complètement morts et il demandait un dernier exercice. C'était toujours intense, mais il n'avait pas le choix de l'être. Il savait que pour qu'on réussisse, c'est comme ça qu'il devait être», relate l'ancien centre du Canadien de Montréal.

À croire le hockeyeur natif de Sherbrooke Onil Boutin, qui a porté les couleurs des As de Québec dans la Ligue américaine de hockey, la passion de Claude Ruel pour les entraînements remontait à loin.

«Quand j'avais 10 ou 12 ans, on traversait au parc Dufresne, parce que j'habitais sur la rue Minto, et Claude pouvait nous frapper des balles des heures de temps pour nous pratiquer. On se trouvait chanceux, c'était un bon joueur de baseball qui avait été repêché par les Indians de Cleveland. Quand il disait qu'il arrêtait, il allait s'acheter un Pepsi au dépanneur... et puis il revenait.»

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