Substitut d'un certain Patrick Roy

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Bruno Guillemette a joué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Bisons de Granby.

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(MAGOG) Levez la main ceux qui se souviennent qu'après avoir protégé la forteresse des Cantonniers à Magog, le Sherbrookois Bruno Guillemette, dont le neveu Alex D'Orio brille dans l'uniforme de la formation magogoise, a complété un tandem de gardiens de but avec l'unique Patrick Roy chez les défunts Bisons de Granby dans la LHJMQ?

Encore aujourd'hui il en parle comme une des expériences les plus positives de sa carrière. «Je pourrais me plaindre parce que j'ai obtenu seulement cinq départs cette année-là, que je n'ai pas eu une véritable chance de me faire valoir et que je me suis emmerdé, mais non, ce ne fut pas le cas. J'avais le meilleur banc en ville pour assister aux prouesses de celui que plusieurs considèrent comme le plus grand gardien de l'histoire. Il avait seulement 18 ans, moi 17, mais déjà je pouvais admirer la force de caractère qui l'habitait. C'était impressionnant et cela m'a également servi», se souvient Guillemette.

Celui-ci revoit la scène lorsque durant la saison Roy avait appris qu'il était considéré comme le septième meilleur espoir chez les gardiens du Québec selon la centrale de recrutement. «C'était un affront pour Patrick et il avait vu rouge. Pour le calmer, je lui avais mentionné qu'à la fin de la saison, parti comme il était, il serait le numéro un. Le regard qu'il m'a jeté voulait tout dire et c'est comme s'il affirmait que je vais te donner raison mon Bruno.»

Du cran

Dans le monde du hockey, Patrick Roy, on le sait, a son lot de détracteurs. Bruno Guillemette n'est pas du nombre, sachez-le. «Patrick dérange parce qu'avec lui il n'y a pas de zone grise. C'est un être entier. Même ses conférences de presse sont excitantes», révèle-t-il.

«Je lui dois même un de mes cinq départs à ma première saison dans le junior majeur. On s'en allait jouer à Trois-Rivières et trouvant que je séchais sur le banc depuis trop longtemps, il est venu à ma rencontre pour me dire de me préparer et que c'est lui qui déciderait ce soir qui garderait les buts, que j'étais l'heureux élu. Je vais aller voir le coach et lui dire que le filet t'appartient avait-il déclaré. Je vous rappelle qu'il avait seulement 18 ans. Ça prenait du cran pour aller devant le coach comme ça.»

Roy réservait une autre surprise à Guillemette il y a deux ans alors qu'il était encore derrière le banc des Remparts de Québec lors d'un match à Sherbrooke contre le Phoenix. «Avec Alex, je m'étais approché du banc des Remparts lors de la période d'échauffement. Trente ans plus tard, il m'a reconnu, m'a serré la main et se souvenait de mon nom. Voilà un homme que les gens connaissent bien mal, me suis-je dit.»

Si un jour Alex D'Orio devait atteindre la LNH, devinez dans quel uniforme ce dernier le verrait?

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