Retour du football sans plaquage?

Sans tambour ni trompette, la Ligue de football sans placage a complété une... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Sans tambour ni trompette, la Ligue de football sans plaquage a complété une première saison auréolée d'un certain succès, l'automne dernier à Sherbrooke. Maintenant, y aura-t-il une suite?

« Est-ce que les écoles sont intéressées? La réponse est oui. Maintenant, il faut savoir que cette ligue était considérée comme un projet-pilote par Football Québec; on va présenter notre bilan à la fin du mois de janvier et on verra par la suite. Parallèlement, on attend toujours le rapport et les recommandations du comité spécial mis sur pied par le MELS en janvier 2014 et qui devait remettre ses recommandations en août dernier », a précisé Oliver Audet, directeur général du RSEQ Cantons-de-l'Est.

Il y a un an précisément, en janvier 2014, un reportage-choc de l'émission d'affaires publiques Enquête de Radio-Canada secouait le petit monde du football québécois en relatant avec précisions les conséquences découlant des commotions cérébrales subies par les joueurs de football de niveau scolaire, études à l'appui.

Plus encore, le reportage relatait que l'encadrement pour la détection des commotions cérébrales et pour le protocole de retour au jeu n'étaient pas tout à fait adéquat, ni égal, dépendamment du programme de football concerné.

En conséquence, et découlant d'un travail de concertation qui avait débuté quelque temps avant la diffusion du reportage, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) Cantons-de-l'Est, a mis sur pied une ligue benjamine de football sans plaquage.

Quatre écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Du Phare, La Montée, le Triolet et Mitchell-Montcalm, de même que La Ruche, à Magog, ont participé à l'an un de cette ligue, qui proposait du football sans plaquage au sein des deux ligues proposées (ligue avec équipes à 12 joueurs et ligue avec équipes à 8 joueurs).

« La saison s'est bien déroulée dans l'ensemble, pour une ligue qu'on créait de toute pièce; l'excellente collaboration des officiels, notamment pour mettre les nouvelles règles en place et faciliter leur application, fut d'un grand secours », a d'abord indiqué M. Audet.

« La principale problématique découlait du trop petit nombre d'équipes impliquées. Une ligue à trois équipes, ce n'est pas ce qui est le plus intéressant. Voilà pourquoi on veut augmenter le nombre d'équipes l'an prochain. Somme toute, l'expérience est très positive. »

Le RSEQ Cantons-de-l'Est est désormais en attente.

Annoncée le 30 janvier 2014 par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport de l'époque, Marie Malavoy, la création d'un groupe de travail chargé d'examiner la question des cas de commotions cérébrales qui surviennent au Québec dans le cadre de la pratique d'activités sportives et récréatives, fut accueillie positivement.

Formé de membres des milieux sportif, médical et juridique, ce comité devait faire ses recommandations à la ministre six mois plus tard.

« On attendait des nouvelles pour août 2014; le délai a par la suite été repoussé en décembre puis en janvier 2015. On parle maintenant de juin prochain. Le changement de gouvernement a certainement à voir dans l'extension des délais », croit M. Audet.

Pour l'instant, donc, le RSEQ et ses partenaires sont en mode attente. « Tout va dépendre des recommandations qui seront comprises dans ce rapport. Tout ce que l'on peut faire, c'est de poursuivre le travail de sensibilisation autour de la prévention et de la détection des commotions cérébrales », résume M. Audet.

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