Ni tricherie ni hémorragie

François Laprise... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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François Laprise

Imacom, Jocelyn Riendeau

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

La réglementation introduite et automne dans la zone 4 durant la saison tardive de chasse au chevreuil à la poudre noire a suscité certaines appréhensions. Voici de quoi les calmer.

D'abord, les agents de protection de la faune n'ont pas été confrontés à « des erreurs » que certains auraient pu être tentés d'associer à une méconnaissance des lois.

« Nous avions hâte, nous aussi, de voir sur le terrain si les chasseurs étaient au fait des changements réglementaires. Ils l'étaient, car nous n'avons eu qu'à traiter quelques cas de méprise », rapporte le bureau porte-parole du bureau régional, le sergent François Laprise.

Le risque durant cette post-saison était que des chasseurs aient les réflexes du passé et qu'ils d'abattent un cerf sans bois sans être détenteur de l'un des permis spéciaux émis par tirage au sort. La majorité doit plutôt se limiter à chasser le mâle. Le second inconnu était justement l'impact de cette pression additionnelle sur les mâles durant l'accouplement, période au cours de laquelle ils sont plus vulnérables.

« Les 240 mâles prélevés à la poudre noire ont augmenté de 6,7 pour cent la récolte totale de mâles dans la zone 4. Pour nous, un écart de moins de 10 pour cent ne comporte absolument aucun risque de déstabiliser le cheptel », précise le biologiste Éric Jaccard, responsable de la grande faune sur le territoire estrien.

Le Ministère cumule des données quantitatives, mais n'est pas en mesure de fournir d'indication qualitative référant à l'âge et à la génétique des mâles reproducteurs prélevés tardivement.

« Nous travaillerons à raffiner nos modes de collecte d'information », promet M. Jaccard.

C'est un facteur non négligeable puisqu'une forte proportion des mâles tombant sous les balles des chasseurs durant la saison à l'arme à feu est constituée de « juniors » qui, pour la plupart, n'auraient de toute façon eu qu'un rôle de spectateurs durant le blitz de reproduction.

Ce n'est pas le cas des bons géniteurs abattus tardivement. Par ailleurs, il ne s'est récolté que 174 cerfs sans bois à la poudre noire dans la zone 4 cet automne comparativement à 1353 en 2013. Le gros du prélèvement a plutôt été effectué cette année durant la saison à l'arme à feu (1359 vs 539 en 2013). En isolant les statistiques pour les femelles, le nombre de 1200 bêtes est quasi identique pour chacune de ces deux saisons.

« Ça nous amène à conclure que les détenteurs de permis spéciaux ont préféré s'en prévaloir à l'arme à feu plutôt que d'attendre à la post-saison. La récolte de femelles étant sensiblement la même que l'an dernier, les chasseurs n'ont pas été brimés par les changements réglementaires. L'objectif n'était pas de réduire la pression sur les femelles, mais de se donner un moyen de contrôle qui ne nous n'avions pas auparavant », expose M. Jaccard.

Je vous donne rendez-vous jeudi prochain pour une analyse globale (avec tableau) de la saison de chasse au chevreuil pour tout le territoire estrien.

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