SLA: Jonathan Martel n'est plus

Roland Robichaud, le gagnant de la dernière édition... (Photo courtoisie Geneviève Arsenault)

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Roland Robichaud, le gagnant de la dernière édition du Défi des Collines, ainsi que Jonathan Martel, alors président d'honneur.

Photo courtoisie Geneviève Arsenault

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(MAGOG) Jonathan Martel a rendu son dernier souffle. Presque cinq ans après reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA), le citoyen de Sainte-Catherine-de-Hatley, qui était devenu le symbole de la course à pied du Défi des collines, est décédé le 19 décembre.

Jonathan Martel, 36 ans, aura donc effectué sa dernière sortie au Défi des collines qui se déroulait dans sa municipalité en septembre dernier. Il aura eu le temps de remettre le trophée qui porte son nom à un septuagénaire de Saint-Jérôme, Roland Robichaud. Depuis 2014, le Trophée Jonathan-Martel est maintenant décerné au coureur qui fait preuve de courage, détermination et persévérance au Défi des collines.

Organisateur du Défi des collines, Patrick Mahony a évidemment bien connu Jonathan Martel. «À une époque pas très lointaine, nous étions voisins et c'est d'ailleurs à ce moment-là que j'avais appris comme tous ses proches qu'il était atteint de la SLA. Je savais très bien ce que ça signifiait et ce qui attendait Jonathan et ses parents. J'ai vu mon père dépérir à vue d'oeil et mourir de cette maladie à 64 ans. Je trouvais ça jeune, 64 ans pour mourir. Imaginez Jonathan à 36 ans. C'est carrément injuste», a confié Mahony.

Inspiration

Selon Mahony, Jonathan Martel, lui, ne criait jamais à l'injustice. «Son éternel sourire, l'étincelle dans ses yeux, je ne pourrai jamais oublier ça. Il a été fort jusqu'au dernier jour. Je ne l'ai jamais vu se plaindre. Quelle inspiration il était pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.»

S'il est reconnu aujourd'hui comme une référence en tant qu'organisateur de courses à pied, Patrick Mahony soutient qu'il le doit à Jonathan Martel.

«C'est lui qui m'a donné le coup de pied au derrière dont j'avais besoin pour aller de l'avant avec mes projets et la première course que j'ai organisée, le Défi des collines. Je me suis dit que je ne resterais pas les bras croisés et que j'allais faire ma part, aussi minime soit-elle, pour aider à combattre cette maladie en organisant une course à pied et en y remettant une partie des profits. J'étais tellement heureux quand il prenait place à mes côtés lors de nos conférences de presse. Un géant est parti», affirme Patrick Mahony.

C'est à la Coopérative funéraire de l'Estrie le samedi 27 décembre, à 13 heures, que se tiendront les funérailles de Jonathan Martel. Parents et amis pourront offrir leurs condoléances à la famille entre 11 heures et 13 heures.

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