Une autre piste d'investigation (vidéo)

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Cette image ainsi que des traces observées dans le sable donneraient à penser qu'une femelle cougar et son rejeton ont pu circuler cet automne dans le secteur de Compton. L'expert Marc Gauthier juge qu'il faudrait des preuves plus tangibles pour accréditer cette prétention.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

Excusez la qualité de la photo. Celle-ci est extraite d'une vidéo qui, elle-même, n'a pas un haut degré de précision pour nous montrer un obscur félin qui aurait pris la pose pour finalement se révéler au grand jour.

Cette vidéo que l'on peut voir sur YouTube, en tapant « Cougar à Picot », ouvre tout de même un autre dossier d'investigation en région. La séquence a été captée par une caméra Spypoint dans le secteur de Compton, le 9 novembre dernier. Elle permet de voir à deux reprises un félin ayant choisi un banc de gravier comme aire de détente.

« En tenant compte de la distance entre la caméra et l'animal, c'est trop gros pour être un chat. C'est un félin d'une bonne dizaine de kilos », estime Sylvain Pouliot, celui qui a mis la vidéo en ligne. Avec un poids pouvant varier entre 30 et 100 kg, un cougar adulte est nettement plus costaud que ça. Mais le frère de M. Pouliot, Jocelyn, qui habite à un demikilomètre de ce banc de gravier, additionne quant à lui à ces images des traces qu'il a relevées plus d'une fois dans le sable.

« Ça fait au moins quatre ans que ces traces me chicotent. Je les ai vues plus d'une fois et à différents endroits. Ce printemps, je me suis aperçu qu'il y avait deux traces de taille différente, possiblement une femelle et son rejeton. Selon les pistes, le félin que l'on voit sur la photo est le plus petit des deux », raconte M. Pouliot.

Le scientifique Marc Gauthier, expert du cougar, a décortiqué les images. « Ce félin adopte certaines postures d'un cougar, mais son cou étroit, sa petite tête et sa queue annelée sont les traits physiques d'un chat. Sur la seule base de ces informations, j'ai donc de grandes réserves à l'effet que ce soit un cougar », analyse-t-il. « Nous aurions dû essayer de trouver des poils à proximité des traces pour une analyse d'ADN. Nous nous concentrerons là-dessus », enchaîne Sylvain Pouliot.

Le biologiste Gauthier est évidemment de cet avis car c'est à partir de poils recueillis sur des poteaux de grattage qu'il a pu démontrer sur une base scientifique le passage de cougars dans la vallée Ruiter (Mansonville), le Massif des monts Sutton ainsi que dans le parc national de Frontenac.

« Je sais que ça peut déplaire aux gens qu'on contredise leurs prétentions, mais pour que l'information soit prise au sérieux, elle doit être rigoureuse. Je serai heureux de valider une photo ou une vidéo de cougar en Estrie le jour où les preuves seront irréfutables. À ce jour, ça n'a pas été le cas ».

M. Gauthier entend rester en contact avec les frères Pouliot afin de pousser les analyses plus loin si de nouveaux indices lui sont fournis. Les traces n'ont pas été vues depuis un mois.

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