Jules Burnotte ira aux mondiaux de cross-country

Jules Burnotte... (Photo fournie)

Agrandir

Jules Burnotte

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) L'entêtement du coureur Jules Burnotte le mènera en Chine, en mars prochain, pour les Championnats mondiaux junior de cross-country.

Le porte-étendard des Volontaires est arrivé septième lors des Championnats canadiens junior, samedi dernier à Vancouver; un résultat suffisant pour mériter une place sur l'équipe nationale.

«Je suis arrivé septième lors de ma course. Heureusement, il y avait deux juniors de deuxième année devant moi et les coureurs de deuxième année ne sont pas éligibles à l'équipe nationale. Mon classement est donc descendu au cinquième rang et il fallait se classer parmi les six premiers pour être sur l'équipe», s'enthousiasme l'athlète.

Est-il nerveux à l'idée d'affronter les plus grands coureurs au monde de son âge?

«Pas vraiment puisqu'il s'agit d'une finalité. Je ne peux pas me rendre plus loin», admet le Sherbrookois.

Il ne s'est d'ailleurs donné aucun objectif précis pour cette course. «Si je finis dans le premier trois quarts des participants, je vais être heureux», affirme-t-il simplement.

Il s'agit d'un heureux dénouement pour Burnotte. Arrivé deuxième au Championnat de la conférence Nord-Est en octobre, l'athlète sherbrookois affilié au club d'athlétisme de Sherbrooke et au club de biathlon de l'Estrie n'avait pu mettre la main sur l'unique laissez-passer octroyé par la Fédération québécoise d'athlétisme menant aux championnats canadiens.

Encouragé par sa quatrième place aux Championnats canadiens collégiaux tenus à Calgary le 8 novembre dernier, le porte-étendard des Volontaires a cependant décidé qu'il irait aux Championnats canadiens en assurant lui-même toutes ses dépenses.

«Lorsque tu n'es pas sélectionné par la Fédération québécoise, tu peux toujours aller aux canadiens, mais à tes frais. Plusieurs personnes me disaient que j'étais capable de compétitionner à ce niveau et je voulais tenter ma chance pour obtenir ma place pour les championnats du monde», explique Jules Burnotte.

Deuxième équipe nationale

Comme être membre d'une équipe nationale ne suffit pas à Jules Burnotte, il est actuellement à Canmore afin de participer à un camp de sélection de l'équipe nationale junior de biathlon. Jeudi, il a atteint le deuxième rang à la course de 10 kilomètres.

«Ça fait deux ans qu'on me demande de choisir entre ces deux disciplines, mais je n'y arrive pas. Et jusqu'à maintenant, j'ai toujours réussi à faire les deux. Je sais que je vais devoir faire un choix bientôt par contre», avance le biathlonien qui doit participer à deux autres courses aujourd'hui et demain.

«Duck tape guy»

Jules Burnotte est un athlète qui ne passe pas inaperçu, avec sa grande taille et ses cheveux en bataille. Lors du Championnat de la conférence Nord-Est, il a franchi les trois derniers kilomètres du parcours avec... une seule chaussure! Lors des Championnats canadiens junior, il a enroulé son soulier de «duck tape» pour ne pas vivre la même mésaventure. Cette initiative lui a d'ailleurs valu le surnom de «duck tape guy».

«Je ne me préoccupe pas vraiment de l'attention qu'on me porte, mais c'est sûr que ça me fait rire. J'ai entendu parler de ce surnom», admet l'athlète en rigolant.

Chose certaine, avant de penser à sa prochaine compétition, le Sherbrookois doit maintenant se concentrer sur sa fin de session au Cégep de Sherbrooke.

«Une fin de session, c'est plus dur qu'une compétition nationale!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer