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André Béliveau: «Mon frère Jean a réussi sa vie»

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) C'est avec tristesse et sérénité qu'André, l'un des quatre frères de Jean Béliveau, a appris le décès de la légende du hockey tard au cours de la soirée de mardi. Ce départ n'avait rien d'une surprise, la famille était bien au fait que les jours du Gros Bill étaient comptés.

André Béliveau... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré) - image 1.0

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André Béliveau

Photo collaboration spéciale Éric Beaupré

« Ma belle-soeur Élise m'a appelé vers 22 h 30 pour me dire que Jean était décédé. On savait depuis quelques mois déjà que c'était inévitable que la fin s'en venait. Dans la vie, c'est comme ça », philosophe le Drummondvillois.

Bien qu'il soit beaucoup plus jeune que son ainé, André a eu l'occasion de partager de précieux moments avec son populaire frangin. Il se rappelle de ces nombreuses occasions passées sur la patinoire. Même en jeune âgée, Jean possédait tout un talent.

« Dans la famille, on dit souvent que Jean est venu au monde avec des patins dans les pieds. Quand on le regardait jouer, on avait l'impression qu'il ne patinait pas, c'était tellement facile. Quand il était jeune, il était toujours sur la glace. Il a toujours su qu'il serait joueur de hockey », raconte M. Béliveau.

À l'âge de 16 ans, Jean Béliveau jouait déjà avec des hommes au sommet de leurs capacités physiques et il continuait de remplir les filets adverses. Il a pris la direction de Québec pour s'aligner avec les Citadelles et les As avant de signer son premier contrat avec les Canadiens de Montréal.

« Jusque-là, mon père avait toujours refusé de vendre son fils à une organisation s'il n'avait pas de conditions spécifiques, se rappelle-t-il. Il faut dire qu'à cette époque-là, jouer au hockey ce n'était pas très payant, il n'y avait pas d'association. »

«Les Québécois l'ont toujours aimé et il leur a toujours bien rendu.»


André Béliveau avait près d'une dizaine d'années lorsqu'il a réellement pris conscience du talent de son frère. Il a commencé à suivre sa carrière avec plus d'attention. C'est à ce moment qu'il est devenu un modèle sur la patinoire, mais surtout à l'extérieur.

« Je me suis rendu compte qu'il se passait de quoi dans ma famille qu'il n'y avait pas dans les autres familles. C'est à ce moment que j'ai éclos, que je me suis rendu compte de qui il était. Il a vraiment marqué son époque. »

« Jean a réussi sa vie et il a réussi dans la vie. Il aimait beaucoup le public, il était facile d'approche. Les Québécois l'ont toujours aimé et il leur a toujours bien rendu», résume-t-il.

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