Escrime: une recrue de taille

Sondos Samandi... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Sondos Samandi

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Plusieurs semaines nous séparent toujours de Noël, mais ça n'a pas empêché le club d'escrime de Sherbrooke de se voir offrir un véritable cadeau du ciel.

Ou plutôt un cadeau de la Tunisie, pourrait préciser l'entraîneur du STH de Sherbrooke, Daniel Coulombe, qui a reçu l'appel de la Tunisienne Sondos Samandi il y a trois semaines.

Débarquée à Sherbrooke pour un minimum de deux ans en raison de son travail, l'ancienne olympienne, qui était des Jeux olympiques d'Athènes en 2004, se cherchait un club d'escrime pour renouer avec le sport qu'elle affectionne depuis sa jeunesse.

«Je voulais reprendre les compétitions peu à peu dans les tournois et voir comment ça irait.»

«C'est un cadeau, oui, parce que si on regarde notre progression, on a eu des athlètes qui ont fait les Championnats du monde il y a deux ans et ils font de plus en plus des compétitions internationales. On vise toujours une place ou deux pour les Jeux olympiques de 2020; c'est un rêve qu'on s'est donné et plus on va avoir d'athlètes qui vont venir et qui ont l'expérience olympique, plus nos athlètes vont se développer», s'enthousiasme Daniel Coulombe.

Samandi avait accroché son sabre en 2010 en raison d'un horaire trop accaparé par les études et le travail, mettant fin à un parcours qui l'avait notamment couronnée à de multiples reprises championne de son pays tant au fleuret qu'au sabre et à l'épée, en plus de son titre de championne d'Afrique en 2003. Après quatre ans loin des tapis, le goût de la compétition commençait à lui manquer.

«Depuis l'an passé j'ai recommencé à chercher, mais en arrivant ici lorsque j'ai été recrutée au CHUS, on m'a dit qu'il y avait un bon club et de bons entraîneurs et j'ai décidé de m'y joindre. Je voulais reprendre les compétitions peu à peu dans les tournois et voir comment ça irait. Je vise les tournois nationaux», relate l'athlète de 34 ans.

Au dire de Daniel Coulombe, sa nouvelle protégée ne devrait pas avoir de difficulté à se défendre.

«C'est une belle athlète à voir, souligne-t-il. Elle a un style très agressif et elle est très rapide. Elle doit se remettre au travail au niveau cardiovasculaire et des jambes, mais sur la préparation des attaques elle semble très habile et elle a une bonne lecture du jeu.»

Transmettre sa passion

Chez les Samandi en Tunisie, l'escrime est devenue une véritable histoire de famille depuis que Sandos a été initiée au fleuret et a connu les succès qui ont suivi. Non seulement plusieurs cousins de la nouvelle Sherbrookoise d'adoption pratiquent ce sport, mais ses deux frères, Hichem et Mohamed, ont également participé aux derniers Jeux olympiques, à Londres.

En marge des compétitions, Sandos Samandi souhaite donc transmettre sa passion à la soixantaine d'épéistes du STH de Sherbrooke.

«C'est une belle athlète à voir. Elle a un style très agressif et elle est très rapide.»

«J'ai commencé par hasard et c'est devenu une histoire de famille. Je trouve que les jeunes du club sont concentrés. Ils veulent parler et apprendre comment j'ai fait pour faire des études en même temps. Avec ma passion, j'ai appris à combiner les deux et ça aussi c'est bon de le transmettre aux jeunes.»

Au dire de Daniel Coulombe, la transmission de la passion est déjà bien amorcée dans l'enceinte de son club.

«Si tu joues au hockey et que t'apprends que Carey Price vient garder les buts, c'est sûr que tu vas être stimulé. On avait un bon calibre, mais là on a monté d'une coche. Tout le monde est encouragé!»

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