Gare aux erreurs !

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
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Un lecteur m'a contacté ces derniers jours : « Je viens de parler à trois de mes amis prévoyant chasser à la poudre en fin de semaine et aucun d'eux n'était au courant des changements réglementaires dans la zone 4. Il serait opportun que tu fasses un rappel, car certains risquent de se mettre les pieds dans les plats », m'at-il suggéré.

Passez le message autour de vous : après avoir changé d'heure il y a deux semaines, ce samedi, on change de mode de gestion pour la post-saison à la poudre noire dans la partie est de la région estrienne (zone 4) ainsi que l'ouest de la Beauce (3 ouest).Les mâles seront la cible de la majorité des chasseurs puisque seuls les détenteurs permis spéciaux ont désormais droit d'abattre un cerf sans bois au cours de cette période.

Au total, 3500 permis ont été délivrés par tirage au sort pour la zone 4. Il est impossible d'établir combien d'entre eux ont été utilisés pour abattre une femelle ou un faon durant la saison à l'arme à feu. Ces données ventilées ne seront connues que dans quelques mois.

Autre précaution à prendre, assurez-vous de chasser dans la bonne zone au cours de la bonne période, le calendrier variant de l'une à l'autre. La post-saison se déroulera de samedi à mercredi dans la zone 4 alors qu'elle ne débutera que mardi prochain (jusqu'au samedi suivant) dans la zone 6 sud où, comme dans le passé, seuls femelles et faons peuvent être récoltés.

Contrairement au permis pour chasser l'orignal, celui pour le cerf de Virginie ne confine pas son détenteur à une seule zone. Ainsi les chasseurs ayant accès à un territoire dans les zones 4 et 6 sud pourront se déplacer de l'une et l'autre selon les saisons, à condition de s'en tenir aux règles applicables pour les sexes.

Ces changements réglementaires ouvrent évidemment la porte à la tricherie. N'en doutons même pas, il est clair que certains chasseurs vont tenter de flouer les autorités en effectuant une fausse déclaration quant au lieu d'abattage une fois rendus dans les stations d'enregistrement.

Il est arrivé dans le passé que les agents de protection de la faune ont enquêté à partir de fiches d'enregistrement et sont allés jusqu'à confronter des chasseurs sur des déclarations douteuses même s'il s'était écoulé plusieurs mois depuis l'abattage. Ne comptez pas trop sur la clémence des tribunaux pour excuser une « erreur ». L'ignorance des lois n'est généralement pas un argument de défense permettant de s'amender facilement.

La neige facilitera le pistage par les chasseurs en même temps qu'elle compliquera la tâche des tricheurs. Ce ne sera pas évident de traverser la route séparant deux zones avec une carcasse pour une simulation quelconque sans laisser quelques empreintes de fausseté.

Ces variables dans les règles ainsi que le calendrier de chasse sont nouvelles au Québec, mais bien ancrées chez nos voisins américains. L'avantage est de pratiquer une gestion plus fine des cheptels en fonction des réalités locales.

C'est donc une excellente chose qu'elles soient implantées également chez nous. On n'a qu'à prendre l'habitude de bien s'informer.

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