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Mises en échec avant 15 ans: les avis sont partagés

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Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Les avis en région demeurent partagés en ce qui concerne la série de recommandations de l'Association des neurologues du Québec, qui demande l'interdiction complète des mises en échec au hockey avant l'âge de 15 ans.

Judes Vallée... (Archives La Tribune, Jessica Garneau) - image 1.0

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Judes Vallée

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Rappelons que selon les neurologues, seuls les hockeyeurs de calibre élite devraient pouvoir appliquer des mises en échec à partir du niveau midget. Ils demandent donc son abolition dans le hockey scolaire tout comme dans les catégories bantam AAA, AA, BB, CC, ainsi que dans le midget AA et BB.

Alors que certains joueurs ou experts évaluent que ce changement pourrait désavantager les joueurs québécois, d'autres estiment que les conséquences sur l'évolution du hockeyeur seraient moindres.

Judes Vallée, entraîneur du Phoenix de Sherbrooke, considère quant à lui que l'idée pourrait être appliquée dans les autres provinces et pays afin de protéger tous les jeunes.

« Si c'est le cas, je n'ai aucun problème avec ça. Ce serait bien d'amener la règle partout. Mais il faut savoir que si ce n'est pas le cas, les jeunes d'ailleurs iront chercher plus d'expérience en appliquant à plus bas âge des mises en échec. Ils deviendront plus hargneux, ils apprendront à mieux protéger la rondelle et seront plus combattifs. Si les joueurs des autres pays ou provinces peuvent obtenir ces atouts-là et que les nôtres ne peuvent pas, je me demande à quel point les Québécois deviendront désavantagés en fin de compte. »

« Personnellement, dès qu'il est question de la santé de nos jeunes, j'approuve les mesures qui sont proposées pour les protéger, avance le directeur général du Phoenix, Patrick Charbonneau. Mais à un certain point, il faudrait trouver une solution qui ne dénaturaliserait pas le sport. Est-ce qu'il existe un entre-deux? Peut-être. J'espère seulement qu'une décision réfléchie sera prise. À ce moment-là, on devra l'accepter et appliquer la règle. »

Et comment aurait réagi le joueur du Phoenix Gabriel Fontaine lorsqu'il était d'âge bantam si on lui avait annoncé qu'il ne pouvait plus plaquer contrairement aux autres Canadiens et Américains notamment?

« J'aurais été déçu et je me serais senti désavantagé, mais je me serais concentré sur les autres aspects. Je pense par contre qu'il pourrait y avoir un juste milieu. Plus on apprend la mise en échec tôt, plus on sera capable d'amener un volet différent à notre jeu. L'idée du semi-contact pourrait être adoptée dans le bantam par exemple et on pourrait accepter le contact dans le midget. Il faudrait alors se pencher sur chaque calibre de jeu. »

Pas une nuisance au développement

L'entraîneur des Harfangs bantam AAA de l'école du Triolet estime pour sa part qu'il serait logique d'adopter les recommandations de l'Association des neurologues du Québec.

« Parce que le jeune de 12 , 13 ou 14 ans par exemple se trouve au sommet de sa poussée de croissance, rappelle Dominic Desmarais. Les commotions ne sont pas toujours causées par les coups à la tête, mais aussi à la suite d'un impact épaule à épaule. Bref, à cet âge les jeunes sont plus à risque. Une commotion cérébrale peut hypothéquer l'avenir d'un ado. Et sachez que le pourcentage de hockeyeurs qui percent demeure assez faible.»

Qu'en est-il finalement du développement des joueurs selon Dominic Desmarais?

«Je crois que le niveau d'habiletés des joueurs et l'exécution demeureront pareils même si on élimine les mises en échec pour ces catégories. Ça pourrait même améliorer davantage leurs aptitudes individuelles. On pourrait donner le temps aux jeunes de se développer physiquement avant de leur permettre d'effectuer des mises en échec. Est-ce que ça changerait tant que ça l'évolution de nos jeunes? Je ne suis pas convaincu.»

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