La passion n'attend que l'âge

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La saison de chasse a été brève mais palpitante pour les soeurs Alexia et Élianne Scalabrini, qui ont récolté des mâles de 195 et 175 lb. Pour Alexia, 12 ans, il s'agissait d'une première tandis que pour Élianne, 15 ans, c'est une troisième saison consécutive couronnée de succès.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

La chasse est dans l'ADN des membres de la famille Scalabrini de Sainte-Edwidge, lles comme garçons. Enfants et petits-enfants de Claire et Yvan devancent les retrouvailles de Noël pour vivre ensemble, sous le même toit, cette tradition automnale.

Arrive le jour attendu où les recrues sont en âge de partir au petit matin avec les vétérans. Ce fut le cas à l'ouverture d'Alexia, 12ans, «diplômée » du cours de maniement d'armes à feu.

Première année, premier chevreuil, et pas un petit! Un huit pointes de 195livres. Elle a tout le mérite d'être restée alerte pendant que papa poussait un petit roupillon à ses côtés dans la cache.

«En voyant le chevreuil, j'ai secoué mon père. Je lui ai dit: papa, papa, c'est le gros! '' Il a fallu que je prenne une grande respiration car mon coeur battait full vite. Je n'allais plus tirer sur une cible. Là, c'était pour vrai», relate-t-elle.

La description est aussi détaillée et précise que fut le tir. Alexia est entrée dans la cour des grands par la porte de devant.

Élianne, de trois ans son aînée, a elle aussi connu une saison expéditive. Bang! Un autre beau mâle, qui ne concédait qu'une vingtaine de livres au trophée de sa soeur.

«C'est mon troisième depuis que je chasse, mon plus gros. Pas grave s'il est un peu plus petit que celui d'Alexia. Je suis vraiment contente pour elle. Je lui en souhaite beaucoup d'autres. Dans la famille, peu importe qui tue, c'est un bonheur partagé», me confie-t-elle.

Le bonheur de tuer, ici exprimé par une adolescente de 15ans, est un plaisir semant parfois l'inquiétude dans la population.

«Chasser ne se résume pas qu'à abattre un animal, c'est bien plus que cela. C'est tout ce qui vient avec, notamment l'esprit de famille. Ça ne me gêne pas du tout de dire que je chasse. De plus en plus de filles de notre âge le font d'ailleurs» me répond du tac au tac Élianne.

«Ces valeurs familiales nous ont été inculquées par nos parents. Pas seulement à travers la chasse, sauf que c'est une forme d'éducation comme une autre. À voir le bonheur de mes filles, ceux de mes neveux, comment voulez-vous que nous ne soyons pas comblés. Ça vaut de l'or», exprime Bruno Scalabrini, le papa accompagnateur dont la chasse ne commence qu'une fois son rôle de soutien terminé.

Votre épouse est-elle craintive que vos filles soient excitées par la chasse?

«Pas du tout. Même si elle ne chasse pas, Hélène vit ces moments chaleureux avec nous, à écouter les histoires et à préparer les repas en famille avec ma mère. Sans exagérer, pour nous, c'est aussi intense qu'à Noël».

Lorsque la supervision parentale est adéquate, il n'est pas trop jeune à 12ans pour manipuler une arme à feu de manière sécuritaire. La loi oblige d'ailleurs la présence en tout temps du tuteur à côté du chasseur.

La peur étant souvent nourrie par l'ignorance, voilà une belle histoire de famille pour la contrôler.

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