Quand les gros bras se rencontrent

L'Estrie est la région du Québec qui compte le plus de champions nationaux et... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) L'Estrie est la région du Québec qui compte le plus de champions nationaux et provinciaux de... bras de fer. Il était donc logique qu'un premier championnat de ce sport méconnu se déroule à Sherbrooke, samedi dernier, au restaurant Boston Pizza.

David Sévigny, qui habite aujourd'hui à Saint-Camille, a été quatre fois champion national dans sa catégorie. Il a commencé adolescent le tir au poignet, comme bien des jeunes qui se demandent quoi faire à l'heure du midi dans la cafétéria. « Je tirais à l'école avec mes amis du secondaire, et je m'en sortais bien. Le travail sur la ferme m'aidait à me faire des muscles! » relate-t-il.

La vraie piqûre est survenue alors qu'il a connu, par des amis, le champion du monde de bras de fer, découvrant ainsi qu'il était possible d'exercer ce sport de façon professionnelle. En 1999, il a participé à sa première compétition, au Vermont, où il a fini quatrième.

Depuis, il est à la tête de l'équipe de bras de fer de Sherbrooke. Les membres se pratiquent de trois à quatre fois par semaine, et filment les tournois pour identifier leurs erreurs et points faibles.

Si un bon entraînement combiné à un arbitrage de qualité permettent de prévenir les blessures, il reste que le tir au poignet peut être particulièrement rude. « C'est un sport de sadomaso! J'ai eu des douleurs dans les bras que je n'aurais jamais cru possibles... À travers les années, je me suis évanoui, je me suis déchiré des ligaments », raconte M. Sévigny.

Il ne s'est jamais cassé le bras, mais en 15 ans de carrière, il a été témoin de 13 fractures.

Samedi, David Sévigny était accompagné de son fils Daven - prénommé ainsi en l'honneur d'un champion de tir au poignet -, qui a commencé à suivre les traces de son père dès l'âge de cinq ans. Aujourd'hui âgé de seulement sept ans, il a déjà quatre médailles à son actif. Le petit frère de quatre ans commence l'an prochain.

Qu'en pense leur mère? « Elle a déjà été championne canadienne », lance David Sévigny.

On peut donc décidément parler d'affaire de famille.

Une belle première édition

Le président de l'Association des bras de fer du Québec, Marc-André Campeau, s'est réjoui du succès de cette première édition de la compétition sherbrookoise, qui a enregistré une cinquantaine d'inscriptions. Les participants provenaient de la région, mais aussi de Montréal, Laval, Saint-Jean-sur-Richelieu ou encore Ottawa. « C'est excellent, on aime l'ambiance! On a autant des amateurs que des semi-professionnels et des professionnels. On a des champions provinciaux, nationaux, certains qui sont allés tirer aux États-Unis... »

Le bras de fer, est-ce que c'est un sport suffisamment pris au sérieux? « On a souvent tendance à penser aux joutes de bar. Les gens ont l'impression que c'est juste quelque chose qui se fait entre deux amis, mais on est reconnus internationalement », dit M. Campeau, précisant que l'association provinciale relève de la Canadian Arm Wrestling Federation, qui relève elle-même de la World Armwrestling Federation.

L'événement devrait être de retour au même endroit l'an prochain.

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