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Calvillo: «J'ai toujours su profiter des chances qu'on m'a données»

Anthony Calvillo... (Imacom, Jessica Garneau)

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Anthony Calvillo

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Anthony Calvillo était de retour sur le campus de l'Université Bishop's jeudi, mais ce n'était pas pour s'y entraîner comme par le passé.

L'ancien quart-arrière des Alouettes de Montréal y était plutôt pour présenter une conférence aux étudiants en études sportives et lancer un message à ceux qui voudront bien le capter, celui de saisir les opportunités.

« Une des choses principales que j'aborde, c'est les opportunités. J'ai toujours su profiter des chances qu'on m'a données, qu'elles aient été dans le football ou d'autres aspects de ma vie, et les mêmes choses vont arriver à ces jeunes », explique Calvillo.

Le gagnant de trois coupes Grey avec les Alouettes, nommé joueur par excellence de la LCF à de multiples reprises, est bien placé pour parler. Ironiquement, Anthony Calvillo, le meneur de tous les temps dans la LCF pour les verges par la passe avec un impressionnant total de 72 381 verges, ne savait même pas que la Ligue canadienne de football existait avant qu'elle ne tente une percée aux États-Unis en 199; il s'était même résigné à voir sa carrière de joueur prendre fin après le niveau collégial.

« J'ai grandi aux États-Unis (en Californie) alors je ne savais pas grand-chose de la LCF. Je savais que je n'allais pas être repêché dans la NFL, et je me sentais bien avec cette réalité. Je me disais que j'allais plutôt l'enseigner en étant entraîneur et puis j'ai entendu parler de la Ligue canadienne où on m'a donné la chance de jouer. J'ai saisi l'opportunité qui s'est présentée... » relate AC qui a officiellement accroché ses crampons en janvier dernier.

Pour l'ancien numéro 13, il importe donc que les jeunes demeurent ouverts d'esprits s'ils veulent faire une carrière, quelle qu'elle soit, dans le domaine du sport.

« Par exemple, au football, il y a tellement de choses que tu peux faire à part être sur le terrain pour jouer. Tu peux faire partie de la presse, être le directeur général, à la logistique, et ce sont seulement quelques exemples. Parfois tu as un chemin clair de tracé, mais des fois tu as une chance qui t'amène complètement ailleurs, qui ne faisait pas partie de ton plan, et que tu dois expérimenter. Peu importe ce qu'ils feront, l'important c'est qu'ils en fassent une passion », souligne-t-il.

«Plus tôt dans ma carrière, je ne mettais pas assez de temps pour être un quart-arrière pouvant aspirer aux championnats.»


Le nouveau retraité a aussi insisté sur l'importance de bien s'entourer et d'être à l'écoute de ceux qui sont expérimentés afin de s'améliorer, un élément qu'il changerait sans hésiter s'il devait retourner dans le passé.

« Plus tôt dans ma carrière, je ne mettais pas assez de temps pour être un quart-arrière pouvant aspirer aux championnats. Je n'étudiais pas convenablement, je ne m'entraînais pas convenablement et je ne mangeais pas d'une manière appropriée. Tout ça a fait en sorte que j'étais blessé souvent et que j'étais très peu constant. J'ai été en mesure de prendre du recul et finalement accepter d'être conseillé par certains quarts-arrière, comme Tracy Ham. Ça a changé ma carrière. »

« En vieillissant, j'ai toujours conservé un esprit ouvert, ajoute Calvillo. Je n'ai jamais rabroué qui que ce soit qui tentait de m'apprendre quelque chose et je crois que c'est ce qui m'a permis d'avoir autant de succès : être ouvert d'esprit et ne pas croire que j'avais toutes les réponses. »

Les questions des étudiants tournaient généralement autour des plus grands faits d'armes du quart-arrière, à croire qu'il ne s'était écoulé qu'une journée depuis le dernier triomphe des Alouettes, en 2010.

« Depuis la retraite, ce qui est super, c'est que j'ai la chance de rencontrer beaucoup d'amateurs et les réactions que j'ai, ce sont des remerciements pour les souvenirs que je leur ai laissés et pour être la personne que je suis. Ce qui me touche beaucoup également, c'est que plusieurs personnes que j'ai rencontrées souffrent d'un cancer et me remercient du courage que mon épouse et moi avons démontré lors de nos traitements (NDLR : Calvillo s'est fait retirer la glande thyroïde en 2010, alors que son épouse, Alexia Kontolemos, était déjà en rémission d'un cancer lymphatique), ça fait vraiment chaud au coeur », résume Calvillo avec sincérité.

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