Volontaires: «On va se relever»

Le rideau tombera samedi sur une saison marquée... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Le rideau tombera samedi sur une saison marquée par les blessures à des joueurs-clés et la malchance chez les Sherbrookois, qui ont signé un seul gain en huit parties.

Archives La Tribune, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Officiellement écartés des séries pour une première fois depuis leur retour à Sherbrooke, les Volontaires pourront à tout le moins se consoler à voir leur saison de misère prendre fin samedi contre les Nordiques de Lionel-Groulx.

Le rideau tombera sur une saison marquée par les blessures à des joueurs-clés et la malchance chez les Sherbrookois, qui ont signé un seul gain en huit parties.

« Anthony Brisebois, qui est probablement l'un des meilleurs quarts-arrière de la ligue, a joué seulement deux matchs. Quand il est là, tout le monde prend 20 livres et grandit de quelques pouces et il y a cinq matchs qu'on aurait pu gagner et qu'on a perdus par un touché. On gagne trois parties là-dedans et on n'a pas la même discussion aujourd'hui», fait remarquer l'entraîneur-chef des Volontaires, Clovis Langlois-Boucher.

Qu'à cela ne tienne, le mauvais sort n'est pas le seul élément qui explique la déconfiture de son équipe, prend-il soin de préciser.

« On a clairement une remise en question à faire au niveau de l'offensive. La défensive a eu une très belle saison, si on exclut le match contre Limoilou où on a abdiqué un peu. On a des choses à changer et il faut se remettre en question. Ça prend plus d'équilibre, plus de stabilité dans notre façon de jouer et d'appliquer les systèmes de jeu. »

«À part l'honneur et la fierté, il n'y a pas grand-chose à vendre à nos joueurs. »

Au-delà du livret de jeux, les joueurs seront appelés à jouer pour eux-mêmes, samedi, contre les Nordiques.

« À part l'honneur et la fierté, il n'y a pas grand-chose à vendre à nos joueurs, consent le pilote sherbrookois, mais il n'y a personne d'autre de responsable de nos insuccès cette année. Après samedi, il y a des joueurs qui ne joueront plus jamais au foot de façon organisée dans leur vie. On va jouer pour ces gars-là. »

Le défi sera d'autant plus grand que Lionel-Groulx (5-3) cherchera à encaisser une troisième victoire consécutive après avoir eu le meilleur sur le puissant Phénix du Collège André-Grasset la semaine dernière.

« Lionel-Groulx s'est beaucoup amélioré depuis le début de la saison. Ils ont de bons athlètes et c'est une équipe qui se prépare bien. Ce ne sera pas facile, parce qu'ils voudront finir sur une bonne note et que, de notre côté, il n'y a pas d'enjeu. »

Même s'il est apte à jouer après avoir subi une deuxième commotion cérébrale cette saison, le quart-arrière Anthony Brisebois ne sera pas de la partie samedi. Langlois-Boucher souhaite que son protégé prenne plutôt soin de sa santé et revienne en force l'an prochain.

En mode recrutement

Sans le dire ouvertement, on pense déjà à la prochaine saison chez les Volontaires. Après une semaine de repos suivant le match de samedi, la direction sera déjà en mode évaluation et recrutement, tant sur son territoire qu'à l'extérieur.

« On prend une semaine et on part dans le recrutement. Être éliminés rapidement ça va nous permettre d'aller voir les matchs éliminatoires des finissants. »

« Il faut mettre le paquet sur le recrutement », renchérit Langlois-Boucher.

« Depuis trois ou quatre ans on recrutait strictement local. Maintenant, on le voit, il faut aller plus loin. Aller partout où on peut créer des liens et des contacts. On est prêts à aller à Montréal et Québec », soutient-il.

De son propre aveu, l'entraîneur compte aller chercher un maximum de joueurs non seulement pour s'assurer de la profondeur dans sa formation, mais aussi pour créer une compétition à l'interne qui forcera ses joueurs à redoubler d'ardeur s'ils veulent rester en poste.

« Pour l'an prochain, on veut recruter beaucoup de joueurs pour installer une compétition à l'interne. Par exemple, dans ma ligne offensive, personne n'est défié parce qu'on n'a pas de profondeur. Ça amène un confort qu'on veut éviter. Je veux avoir 70 joueurs à l'automne prochain pour amener tout le monde à s'améliorer. »

« On va se servir de cette saison pour se botter le derrière et se relever », résume l'entraîneur-chef.

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