«Une affaire de famille»

Guy et Charles-Olivier Roy ainsi que leurs coéquipiers du Club du Lac... (Photo fournie)

Agrandir

Guy et Charles-Olivier Roy ainsi que leurs coéquipiers du Club du Lac Fer à Cheval ont connu une saison de chasse à l'orignal expéditive puisque le père et le fils ont fait mouche en l'espace de quelques heures. Tous ont célébré ce doublé, incluant tante Guylaine, le mentor de Charles Olivier, pour qui c'était une première.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

Autant la chasse à l'orignal peut-être longue et creuse, autant elle peut vous tenir en haleine sans arrêt du matin au soir. Ce fut le cas cette année pour les Roy (de Sherbrooke) et leurs coéquipiers du Club du Lac Fer à Cheval, qui ont vécu les émotions fortes d'un doublé père-fils en l'espace de quelques heures

Charles-Olivier, qui est à 20 ans le cadet du groupe, a donné le ton à la journée d'ouverture en croisant un jeune mâle sur son chemin dès l'aube. Il est passé de recrue à vétéran.

« J'ai aperçu une tache noire à travers les branches. J'ai attendu, puis j'ai lâché un faible cri de femelle. Après quelques réponses, plus rien. L'orignal était figé. Je me suis dit que je devais essayer autre chose. Ayant souvent vu ma tante Guylaine caller, j'ai imité le mâle. La réaction a été instantanée et il s'est amené dans une belle ouverture, aussi près qu'à dix pieds. J'étais fou comme un balai », se remémore-t-il.

« J'ai entendu des cris de réjouissance qui me paraissaient être ceux de Charles-Olivier. J'en ai eu vite la confirmation lorsque mon cellulaire s'est mis à vibrer. Je l'entendais hurler de joie et j'étais aussi fier que lui. Pour moi, la semaine venait de passer. La chasse était finie. J'avais ma dose de bonheur », renchérit son paternel.

Le père et le fils étaient coéquipiers au sein du groupe, mais pas partenaires de trios (ce club applique la règle d'un orignal pour trois chasseurs). Guy a donc pu continuer à chasser.

« Le temps de sortir l'orignal, d'aller le porter chez le boucher, il ne me restait plus que quelques heures de chasse le samedi. J'ai repris le même sentier que Charles-Olivier, je me suis rendu à la cache qu'il n'avait finalement pas rejointe le matin. Je n'ai même pas eu le temps de déposer mon sac à dos qu'il y avait un autre mâle à vue. La partie de séduction a commencé et l'orignal s'est laissé berner.

« Une récolte père-fils la même journée, c'est vraiment exceptionnel. Nous aimerions revivre ça un jour, mais il ne faut pas s'illusionner non plus. Je peux vous assurer que nous avons savouré ce moment pleinement », partage le père comblé.

« J'ai rarement vu mon frère Guy aussi ému que ce soir-là. J'étais également très heureuse pour Charles-Olivier, qui a toujours été intéressé et patient. Ça m'a rappelé le jour où mon grand-père, qui était aussi mon parrain, m'a aidée à éviscérer mon premier orignal. Ce qu'il était fier de moi! La chasse à l'orignal, c'est une affaire de famille pour nous. Une passion qui s'est transmise de génération en génération », ajoute Guylaine Bolduc.

Il en est ainsi dans ma famille. Dans plusieurs autres aussi. Je l'ai entendu maintes fois.

L'automne est l'amorce du temps des Fêtes, période de réjouissances entre proches pour qui la chasse n'est que prétexte pour faire vivre cette autre tradition.

Les liens qui se tissent et les amitiés qui s'entretiennent dans un camp de chasse sont précieux. Y compris lors des saisons plus creuses.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer