À faire rêver !

Avec la complicité de son frère Charles au rattling, le... (Photo fournie)

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Avec la complicité de son frère Charles au rattling, le Sherbrookois Jacques Marcotte (à droite) a déjoué ce mâle de 835 livres lors d'une récente excursion de chasse à l'arc dans la réserve faunique de Rimouski. Une scène que souhaitent vivre les nombreux archers et les arbalétriers des zones 4 et 6 qui se lanceront à leur tour aux trousses des orignaux à compter de samedi.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

C'était une première pour les frères Jacques et Charles Marcotte et ils s'en souviendront longtemps. Le tandem estrien revient d'une excursion de chasse mémorable dans la réserve faunique de Rimouski. Chasser le chevreuil à l'arc, ils connaissaient. Pour relever la barre, ils se sont inscrits au tirage au sort pour l'orignal dans ce territoire convoité où le taux de succès excède les 80 pour cent. S'étant retrouvés au nombre des gagnants, ils n'ont pas fait mentir les statistiques.

Les frangins n'avaient pas de réponse à leurs appels en pratiquant la chasse fine. Tout à coup, ils ont aperçu deux orignaux au loin. L'un d'eux allait devenir leur cible. «Comme c'était moi qui callait la femelle en marchant, j'ai instinctivement déposé au pied d'un arbre mon arc et tout ce qui pouvait être bruyant, sans vraiment penser que c'est Jacques qui devenait du coup le tireur désigné. Ça s'est fait mécaniquement », raconte le cadet des deux.

Ne conservant avec lui que ses «palettes de contreplaqué » pour simuler un bruit de panache, Charles est devenu le chasseur de diversion pour attirer le mâle. Celui-ci n'a d'ailleurs pas tardé à réagir. Il est parti au trot du bas d'une coulée et s'est amené sur un promontoire pour se donner des airs de dominant.

«L'orignal s'est offert en cible à environ 25 mètres. J'avais la patate qui battait pas mal fort ! Mais j'ai pris le temps de me ressaisir pour être bien concentré au moment du tir. Après coup par contre, j'ai figé. Je croyais rêver » décrit à son tour l'archer ayant fait mouche.

Jacques est sherbrookois, Charles habite dans le secteur de Bromont.

«Comme je n'ai pas vu la décoche et que je n'ai rien entendu, j'ai pensé au départ en voyant la flèche dans le flanc de l'orignal que c'était le mâle que d'autres chasseurs nous disaient avoir blessé la veille. Quand il s'est mis à vaciller, le déclic s'est fait dans mon esprit.

« Par contre, ce fut tellement drôle de voir Jacques. Je lui disais: tu l'as, tu l'as, il est tombé. Mais il n'avait aucune réaction. Il était dans une bulle, ne réalisant pas que la chasse était terminée », rapporte Charles.

«Il y a un peu de chance dans notre affaire, car nous ne sommes ni l'un ni l'autre des chasseurs expérimentés à l'orignal. Nous avancions couci-couça. Ça m'a rappelé le jour où j'ai surpris un beau gros buck chevreuil, ici, en Estrie. J'avais revu la scène dans mes rêves durant des semaines», ajoute son aîné.

Il va s'en partager des espoirs de vivre ces moments grisants d'ici samedi matin, jour de rentrée des archers et des arbalétriers qui chasseront l'orignal dans les zones 4 et 6.

Permettez-moi au passage de corriger une coquille de mon texte de jeudi dernier: la saison de chasse à l'orignal à l'arc et arbalète est en cours cette semaine dans la zone 5. Il était donc prématuré d'écrire cela la semaine dernière

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