Un Sherbrookois avec GSP

Rodolphe Beaulieu... (La Tribune, Mélanie Noël)

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Rodolphe Beaulieu

La Tribune, Mélanie Noël

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Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune

(Montréal) À moins d'un mois du combat opposant Georges St-Pierre à Carlos Condit, La Tribune a assisté à un entraînement du champion du monde des poids mi-moyens de l'Ultimate Fighting Championship (UFC). L'objectif : mieux connaître son gérant, le Sherbrookois Rodolphe Beaulieu. Voici donc un portrait de l'homme derrière la stratégie d'attaque de GSP hors de l'octogone.

Né à Montréal, Rodolphe Beaulieu déménage à Sherbrooke à l'âge de 8 ans où il grandit entouré des siens. À 15 ans, il suit son frère au gym où il découvre une passion qui l'habite depuis : les arts martiaux. Après des études en administration à l'Université Bishop's et avant d'entamer sa carrière de gestionnaire de portefeuille, le jeune bachelier voyage dans l'Ouest américain. Il s'arrêtera six mois en Californie pour perfectionner ses techniques de combat. Aujourd'hui, il est un des très rares Québécois (ils sont environ dix) à être ceinture noire en jiu-jitsu japonais et brésilien.

Pendant une douzaine d'années, M. Beaulieu travaille dans le monde de la finance à Montréal. C'est en 2001 qu'il fait une rencontre qui changera sa vie.

« Je m'entraînais et j'enseignais les arts martiaux dans un gym quand Georges St-Pierre est entré par hasard. On s'est battu un contre l'autre et puis on est devenus amis », se souvient l'homme d'affaires de 34 ans.

Pas plus compliqué que cela! Et le vainqueur de ce combat improvisé? « Aucun, c'était nul », assure-t-il.

De partenaire d'entraînement, M. Beaulieu passe graduellement au statut d'ami loyal, d'homme de coin, puis de gérant, depuis février 2011.

« Quand Georges m'a demandé d'être son homme de coin, c'était gros. Un peu comme une demande en mariage», raconte-t-il en riant.

Même avant de gérer officiellement sa carrière, M. Beaulieu ne ménage pas ses conseils financiers et fiscaux à l'égard de son ami dont la carrière ne cesse de prendre de l'envergure.

« Quand il m'a demandé de devenir son gérant, j'ai d'abord refusé. Ma carrière de gestionnaire de portefeuille allait bien. Tout quitter représentait un risque. Georges m'a dit : « Tu connais déjà très bien le sport, mon entourage et moi. « Et puis, je me suis dit que je ne pouvais pas dire non au plus grand athlète du monde. »

Les tâches qui accompagnent son poste sont nombreuses. « Ça va du repassage de ses chemises à la négociation des contrats de commandites ou de combats «, explique celui qui ne compte pas les heures qu'il consacre à son protégé.

Pendant l'entrevue, M. Beaulieu reçoit un appel de Las Vegas concernant une poursuite latente de l'ancienne agente de GSP. Puis, il doit gérer les demandes de Dana White, le président de l'UFC, qui veut faire venir Rush (son premier surnom) aux États-Unis pour une promo cinq jours avant le combat. « Pas question qu'il voyage une semaine avant le combat. Trop de risques qu'il tombe malade. Il est en perte de poids pendant cette période «, soutient le gérant.

Pendant ce temps dans le ring du Centre Claude-Robillard, GSP s'entraîne avec deux champions de muay thaï venus exprès de la Thaïlande. Puis un champion américain lui fait pratiquer ses pieds-poings debout. Stéphan Larouche travaille ensuite avec lui ses techniques de boxe. Dans le même gym, Lucian Bute et Francis Carmont, deux autres protégés de Rodolphe Beaulieu, sont aussi à l'entraînement. Tout comme GSP, Carmont se battra lors du gala du 17 novembre au Centre Bell contre Tom Lawlor. Rodolphe Beaulieu sera aux premières loges.

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