L'organisation albertaine a Jankowski en très haute estime, c'est le moins que l'on puisse dire. Les propos de Jay Feaster, directeur général des Flames, dans les minutes qui ont suivi la sélection de Jankowski ne laissent planer aucun doute.
« Dans 10 ans, on dira de Janskowski qu'il était le meilleur joueur disponible au repêchage de 2012 », a déclaré Feaster.
« C'est un beau compliment et j'entends bien leur prouver qu'ils ont eu raison de me faire confiance au point de devenir leur premier choix. Je ne prends pas ça comme de la pression supplémentaire. Bien au contraire, c'est excitant. D'ailleurs, j'ai l'intention de devenir un joueur d'impact bien avant ça», de révéler Jankowski dont les qualités offensives semblent faire l'unanimité dans le monde du hockey, lui qui présentait la fiche offensive la plus éclatante parmi tous les patineurs disponibles à ce repêchage avec ses 93 points en 57 rencontres avec les Spartans.
Avant le repêchage, celui qui était perçu comme un choix de deuxième ou troisième ronde, avouait ne pas avoir de préférence quant à sa prochaine destination dans la LNH. Peut-être espérait-il dans son for intérieur devenir un membre des Maple Leafs de Toronto, ne serait-ce que pour suivre les traces d'un grand-oncle de la famille, l'ex-défenseur et membre du temple de la renommée Red Kelly, mais Jankowski n'a jamais laissé transparaître quoi que ce soit.
Aujourd'hui, il se félicite d'avoir la chance de jouer au Canada, dans l'uniforme des Flames. « Le Canada, c'est le meilleur endroit au monde pour avoir une carrière chez les professionnels. Le hockey est roi dans l'Ouest canadien et tout le monde connaît la rivalité entre Calgary et Edmonton. Ce sera fantastique d'évoluer dans cette ambiance», a commenté Jankowski.
Complètement fou
En Ontario et à Stanstead où il a étalé son grand talent aux yeux des recruteurs au cours des deux dernières saisons, Mark Jankowski est le sujet d'actualité le plus chaud.
« C'est complètement fou, souligne-t-il. Tout le monde veut me féliciter. C'est gentil, mais je viens tout juste de franchir la première étape, celle du repêchage. Je n'ai pas encore compté un seul but dans la LNH. Le plus gros du travail est devant moi. À priori je dois ajouter de la masse musculaire et devenir plus fort physiquement. »
Jankowski regarde maintenant vers l'avenir. À court terme, cela signifie un passage dans la USHL aux États-Unis l'automne prochain. Cela ne l'a pas empêché de revenir sur ses deux années écoulées au Collège de Stanstead. « Le Collège de Stanstead jouit d'une renommée internationale sur le plan académique. Laissez-moi vous dire que le programme hockey y est tout aussi bon. Je leur serai toujours reconnaissant pour l'étudiant et l'athlète que je suis devenu», a fait valoir le jeune homme de 17 ans, bientôt 18.