Avec les Ivan Beaulieu, Georges Laurent, Roger Frot, Christian Amico et bien d'autres, Dominique Maestracci aura été l'un des pères fondateurs du soccer estrien. Non seulement en tant que joueur, mais aussi à titre d'entraîneur, arbitre, formateur et administrateur... tout en poursuivant parallèlement une brillante carrière scientifique dans plusieurs universités, dont Sherbrooke, Montréal et Rutgers.
« J'ai beaucoup pleuré lorsque j'ai quitté Sherbrooke, avoue candidement celui qui gouverne les destinées du soccer canadien depuis 2008 et dont le mandat arrive à échéance en mai. J'ai dû partir parce que ma carrière m'a amené ailleurs, mais lorsque j'ai l'occasion de revenir, pour moi c'est toujours un immense plaisir «, précise-t-il
Cette fois-ci, le grand patron de l'ACS est à Sherbrooke pour une seule et unique raison: assister à la sortie de « Ballon, je t'aime «, le deuxième livre de son ami, Georges Laurent, dont le lancement aura lieu à 17 h 30 ce soir chez LYRFAC, du boulevard Industriel.
Développement à long terme
Élu président de l'ASC en 2008, Dominique Maestracci a fait savoir qu'il sollicitera un deuxième mandat à la tête de l'ASC lors du congrès de mai à Ottawa.
S'il est réélu, l'ex-Sherbrookois entend poursuivre les efforts qu'il a déployés jusqu'à maintenant afin de mieux positionner le Canada sur l'échiquier du soccer international.
S'il se dit très satisfait de la position du Canada en soccer féminin (7e à l'échelle de la FIFA, 2e dans la CONCACAF), il n'en est pas de même pour ce qui est de l'équipe masculine (72e FIFA, 7e CONCACAF).
Objectifs atteints
« L'équipe féminine a atteint tous les objectifs qu'elle s'était fixés, soient la Coupe du Monde et les Jeux olympiques de Londres, rappelle le président de l'ASC. Ce qui est embêtant avec l'équipe masculine, c'est que la CONCACAF n'a que deux places à la Coupe du Monde et aux Jeux olympiques. Ce qui veut dire qu'à chaque qualification nous devons battre soit les États-Unis ou le Mexique, deux pays qui comptent 10 fois plus de joueurs de soccer que nous». Une des solutions, croit Dominique Maestracci, passe notamment par la mise sur pied d'un véritable championnat national impliquant des joueurs au sein d'équipes professionnelles et semi-professionnelles.
« Avant 2009, nous n'avions aucun programme de développement à long terme des joueurs. Maintenant nous en avons un et nous sommes en train de l'appliquer. Nous sommes convaincus que ce plan va rapporter des dividendes, mais c'est un processus à long terme, dont les résultats pourraient prendre 10 ans », conclut Dominique Meastracci.