On parlait à l'époque de l'héritage pour Sherbrooke et sa région. Bien sûr, Sherbrooke a gagné un stade d'athlétisme de niveau international où on peut tenir des rencontres de haut niveau. Le Club d'athlétisme de Sherbrooke en a soutiré certains revenus quand ses bénévoles y ont organisé des compétitions provinciales et nationales. «Des revenus pas très énormes, souligne Marc Dugas, le nouveau président du club sherbrookois. On parle de montants variant entre 1000 $ et 2000 $.
Le stade a également beaucoup servi au football, à l'équipe du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, principalement. Des intervenants en athlétisme estiment que le stade conservera son statut international jusqu'aux Jeux du Canada, mais on craint pour la suite. «On entend de plus en plus qu'on pourrait remplacer la surface naturelle au centre de la piste par une surface synthétique, mieux adaptée au football, disent ces intervenants. Du même coup, le stade perdrait son statut international.»
Une partie de l'héritage des Mondiaux Jeunesse est bien en place. L'autre partie, on l'attend. On croyait en 2003 que les Mondiaux Jeunesse généreraient un surplus financier qui, placé dans un fonds, pourrait générer des intérêts annuels dont pourrait bénéficier le Club d'athlétisme de Sherbrooke. On avait prévu profiter d'un fonds de quelques centaines de milliers de dollars. Ce sont finalement 200 000 $ qui ont été placés dans un fonds administré par Athlétisme Canada.
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On a souvent tenté d'obtenir de l'information à ce sujet sans jamais en recevoir, raconte Luc Blanchard, l'ex-président du Club d'athlétisme de Sherbrooke. «Pendant longtemps, on a effectué plusieurs démarches. Non seulement on n'a jamais obtenu de l'information, mais nous n'avons jamais été consultés en lien avec ce dossier, rappelle-t-il. On a perdu le contrôle sur la politique d'investissement de ce fonds.»
Vrai qu'à force de se buter à des portes closes, on finit par cesser toutes démarches. «On travaille avec ce qu'on contrôle. C'était devenu une perte de temps que de placer des énergies dans ce dossier» ajoute l'ex-président.
Pendant un an ou deux, le club sherbrookois avait prévu à ses budgets un revenu de ce fonds, mais l'entrée d'argent ne s'est jamais concrétisée. «Une chance que le club était géré de façon prudente. On a pu combler les écarts avec les surplus liés à l'organisation d'activités. Il n'y a donc pas eu de conséquences directes sur le budget, précise Luc Blanchard.»