Une équipe professionnelle de soccer en Estrie?

Marie-Ève Jacques, Ingrid Dubuc, directrice générale de l'ARS... (Imacom, Frédéric Côté)

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Marie-Ève Jacques, Ingrid Dubuc, directrice générale de l'ARS Estrie et Sylvain Proteau, président de l'ARS, ont officiellement lancé les activités du soccer en Estrie.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Consolidation et développement. Voilà les bases sur lesquelles l'Association régionale de soccer de l'Estrie entend articuler sa présente saison de soccer. Et la possibilité d'accueillir une équipe professionnelle masculine de division III dans un proche avenir serait l'un des jalons majeurs pour le développement du sport le plus populaire en Estrie.

«La Fédération de soccer du Québec nous a demandé d'explorer cette possibilité puisqu'il a des chances qu'une ligue de ce genre voit le jour dès l'an prochain au Québec. Pour l'instant, nous sommes en réflexion et nous n'avons encore approché personne. Car si le projet est intéressant, il implique des coûts importants», explique la nouvelle directrice générale de l'ARS, Ingrid Dubuc, en poste depuis janvier dernier.

 

Ainsi, une ligue professionnelle de division III serait la continuité du soccer de haut niveau présenté au Québec. Les formations de cette éventuelle ligue seraient, hiérarchiquement, situées sous l'Impact de Montréal et son club-école, l'Attak de Trois-Rivières.

Le budget

En contre-partie, le budget annuel d'opération d'une équipe avoisinerait les 100 000 $, puisque les joueurs sont payés, de même que le personnel d'entraîneurs et de soutien de toute la structure soccer.

Mais les impacts seraient majeurs pour le développement du soccer en région mais aussi au Québec, estime Ingrid Dubuc.

«Si on embarque dans l'aventure, ce sera en 2011, pas avant. Mais cela nous permettrait de consolider le sommet de la pyramide soccer. Au hockey, les jeunes peuvent rêver d'évoluer avec les Cougars de Champlain, même avec le Saint-François. Mais nous, on a rien à leur donner. Outre les équipes nationales, quel est le but, le rêve de chaque joueur de soccer? Jouer pour une équipe de haut niveau.»

C'est donc avec beaucoup d'intérêt qu'Ingrid Dubuc a assisté au premier match de l'Amiral de Québec, de la W-League, la fin de semaine dernière à Québec. Ce circuit professionnel nord-américain de soccer féminin est le plus haut calibre de soccer féminin en Amérique du Nord.

«Il y avait Josée Bélanger et Marika Meunier avec l'Amiral et Marie-Ève Jacques avec les Comètes de Laval. On le voyait, les filles réalisent un rêve. Une concession de cette ligue, ou tout simplement une ligue toute québécoise de ce calibre serait envisageable à moyen terme. Ainsi, on pourrait garder nos meilleures joueuses chez nous», a-t-elle indiqué.

Quant aux autres défis que devra affronter l'ARS en 2009, la consolidation des acquis est une priorité. «Pour la première fois, nous avons quatre directeurs techniques pour nos quatre clubs (Dynamik, Sprint, Verts et Magog). Cela améliore l'encadrement des jeunes mais aussi des entraîneurs. Nous allons constater les retombées positives d'ici quelques années et ainsi améliorer la rétention de nos joueurs», a analysé Ingrid Dubuc.

 

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