Un train Montréal-Sherbrooke-Boston?

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L'homme d'affaires et ancien politicien François Rebello travaille sur le projet d'un train-hôtel qui ferait le trajet Montréal-Boston de nuit, tout en passant par Sherbrooke.

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(Sherbrooke) Sherbrooke pourrait-elle être une escale dans un trajet ferroviaire reliant Montréal et Boston? C'est ce qu'envisage l'homme d'affaires et ancien politicien François Rebello avec son projet de train-hôtel, qui comporterait des couchettes, une voiture-restaurant et un lounge.

Si M. Rebello affirme qu'il n'y a « rien d'assez concret pour le moment pour dire que ça se fera », l'information a filtré dans le Portland Press Herald en décembre dernier à la suite d'une rencontre de notables américains à Montréal. On y décrit le projet d'un train qui circulerait la nuit et s'arrêterait, en plus de Sherbrooke, à Portland, Old Orchard Beach, Bethel et possiblement Oxford et Auburn dans le Maine.

Selon l'article signé Tom Bell, le train en question partirait de Montréal à 18 h pour arriver à Portland douze heures plus tard. « Les passagers pourraient y prendre le souper, relaxer dans le lounge et dormir dans un wagon-hôtel. Le train arriverait à Boston vers 8 h 30 le lendemain matin », y lit-on. Un train ferait le trajet inverse, toujours de nuit.

Le prix du billet, au départ de Montréal, serait de 150 $ pour un aller simple. Au départ, le train serait en activités de la mi-juin à la mi-septembre.

Toujours selon le Portland Press Herald, le service offert permettrait un lien entre deux des plus grands centres urbains de l'est de l'Amérique du Nord, un lien qui s'est brisé il y a un demi-siècle.

« Le train voyagerait à une vitesse située entre 30 et 35 miles à l'heure, ce qui lui permettrait d'utiliser les rails des trains de marchandises sans qu'une mise à niveau soit nécessaire », lit-on. Les chemins de fer utilisés appartiendraient principalement à la St. Lawrence and Atlantic Railroad et à la Compagnie de chemins de fer nationaux du Canada. Le convoi roulerait aussi sur les rails de la PanAm Railways et de la Massachussetts Bay Transportation Authority.

Le train-hôtel projeté devrait s'arrêter au moins une heure à la frontière canado-américaine pour permettre aux douaniers d'interroger les passagers et de fouiller les bagages.

Le marché viserait notamment les Canadiens qui ne possèdent pas de voiture, mais qui veulent visiter les plages du Maine. La mise en service serait souhaitée pour 2015.

Ne voulant pas commenter davantage que l'information disponible dans les médias américains, François Rebello confirme néanmoins que ces renseignements sont véridiques. Il lui reste toutefois à négocier plusieurs droits de passage. Les données ayant filtré sont tirées d'un plan d'affaires qu'il se devait de présenter publiquement devant des élus américains « ce qui ne signifie pas que le projet se réalisera », précise-t-il.

« Je ne veux pas créer d'illusions », souffle-t-il sans en ajouter davantage.

À Destination Sherbrooke, on confirme également que M. Rebello est passé pour présenter son projet. Le conseil d'administration de l'organisme paramunicipal a accordé un appui moral au projet, considérant le potentiel touristique de la version préliminaire. Il attendra toutefois de connaître les développements pour se prononcer davantage.

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