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Twitter comme outil pédagogique

Les médias sociaux soulèvent bien des préoccupations, mais ils peuvent aussi... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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(Sherbrooke) Les médias sociaux soulèvent bien des préoccupations, mais ils peuvent aussi s'avérer de bons outils pédagogiques. Enseignante en français à l'école secondaire du Triolet, Geneviève Arvisais utilise Twitter pour enrichir la lecture des romans. Les projets comme celui-ci demeurent rares dans les écoles.

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L'enseignante Geneviève Arvisais, qui a créé un projet avec Twitter en classe, avec les élèves Élizabeth Caron, Mariane Beaupré et Raphael Catrycke.

Imacom, Maxime Picard

C'est la deuxième fois que l'enseignante pilote le projet en classe, qui suscite la motivation des élèves. Plusieurs raisons lui ont donné envie de répéter l'expérience. Auparavant, raconte-t-elle, des élèves abandonnaient la lecture en cours de route. « Ils étaient motivés au début, mais ils ne se rendaient pas à la fin », raconte-t-elle.

Et pourtant, lorsqu'elle a lancé le projet, Geneviève Arvisais connaissait Twitter, pour en avoir entendu parler, sans plus. « Je cherchais un côté pédagogique », souligne-t-elle.

Pour lancer l'initiative, elle a dû obtenir la permission de l'école, puisque les réseaux sociaux ne sont pas admis en classe. « Vu que c'est dans le cadre d'un projet scolaire, j'ai pu y donner accès». Elle a aussi mis les parents dans le coup. « On a fait appel aux parents pour parrainer le projet. Ils devaient donner leur autorisation. L'âge légal, c'est 13 ans », souligne-t-elle.

Comme la plupart des élèves ont des téléphones intelligents ou des iPod, ils ont pu se servir de leur appareil pour les travaux en classe. Avec un tableau interactif, le groupe peut jeter un coup d'oeil sur le fil de tweets.

«On lisait un livre et on nous posait des questions. Il fallait trouver la réponse et écrire sans erreur, faire attention au vocabulaire», explique Élizabeth Caron, une élève de première secondaire. Les élèves sont même allés jusqu'à cuisiner un gratin dauphinois à la maison - un mets cité dans le roman qu'ils analysaient - et qu'ils ont mis en photo sur Twitter.

«Ce qu'on a fait aussi, c'est de devoir répondre aux questions qui seraient dans un examen», souligne Raphaël Catrycke, un des élèves de Mme Arvisais. L'exercice a servi de révision juste avant la tenue de l'examen. Autre exercice : les élèves ont dû résumer en 140 caractères des chapitres d'un livre. «Tout ça partait du roman. On exploite le roman le plus possible. C'est à l'infini», souligne Mme Arvisais, en notant que Twitter sert aussi à l'apprentissage de l'écriture, de la concision...

Quels sont les médias sociaux que les jeunes utilisent? «On était beaucoup sur Facebook ; c'est différent parce qu'on écrit beaucoup avec des abréviations. Là, il faut écrire sans faute!», précise Raphaël. «On n'était pas beaucoup sur Twitter, observe Mariane Beaupré. J'avais un compte, mais je ne le suivais pas.»

L'enseignante a sensibilisé les élèves aux règles à respecter sur Twitter, en leur montrant notamment des règles de la Commission d'accès à l'information. «On leur avait dit qu'il ne fallait pas donner d'informations personnelles. Les élèves ne se rendent pas compte des informations qu'ils publient... C'est un apprentissage... Le meilleur moyen de les sensibiliser, c'est d'en parler.»

Un projet sera aussi lancé prochainement au Salésien. Cette fois Twitter servira à l'enseignement de la poésie engagée auprès d'élèves de cinquième secondaire. «Les élèves devront, à la manière de 25 histoires 25 auteurs en 140 ca., collectif d'auteurs québécois réunis par Fabien Deglise, écrire un poème libre et engagé (sur un thème à caractère philosophique ou social de leur choix) en 140 caractères. Ils devront également réagir sur les tweets des autres élèves et pourront partager leurs préférés», explique Julie-Andrée Turgeon, enseignante de français et conseillère pédagogique au Séminaire Salésien.

Un autre projet avait été expérimenté à partir d'un fil de discussion sur le site d'un journal; l'expérience avait été enrichissante et motivante, note Mme Turgeon.

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