2012, l'année du printemps érable

L'actualité a été carrément bouillonnante en 2012 dans le monde de l'éducation. (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

Agrandir

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Partager

(SHERBROOKE) L'actualité a été carrément bouillonnante en 2012 dans le monde de l'éducation.

Des mois après le printemps érable, on en parle encore en raison de son ampleur, de la mobilisation qu'il a créée, mais aussi parce qu'on en ressent encore les effets. À l'Université de Sherbrooke, par exemple, beaucoup de calendriers scolaires ont dû être remaniés afin de s'adapter aux mesures de rattrapage, mises en place à la suite de la loi 78, adoptée par le gouvernement Charest.

Pour certains étudiants, même le calendrier de la rentrée d'hiver a dû être adapté. Les institutions ont aussi en main les factures liées au printemps dernier. Au Cégep de Sherbrooke, les coûts liés à la grève étudiante atteignent environ 176 000 $. La direction ne sait pas encore quelle compensation elle recevra.

À l'instar d'autres villes de la province, les casseroles ont résonné fort à Sherbrooke, à plusieurs reprises. Ici aussi, dans l'ancien fief du premier ministre Jean Charest, les manifestations se sont succédé. Celle qui a le plus retenu l'attention est sans aucun doute celle du 4 avril, où quelque 4000 manifestants provenant d'un peu partout au Québec se sont réunis pour dire non à la hausse des droits de scolarité. Elle succédait à la manifestation du 2 avril organisée par la CLASSE, qui a attiré environ 2000 personnes.

Comme ailleurs au Québec, le printemps érable ne se vit pas que dans les rues. Il se transpose aussi sur la scène judiciaire : le Cégep de Sherbrooke et l'UdeS ont fait l'objet d'une injonction (leur demandant de donner les cours) et ont ensuite dû faire face à des accusations d'outrage au tribunal, pour lesquelles elles ont plaidé non coupables.

En mai dernier, le Service de police de Sherbrooke (SPS) est devenu le premier corps policier de la province à faire des arrestations en vertu de la loi 78. Quelques heures plus tard, cependant, après consultation auprès des services juridiques, le SPS changeait son fusil d'épaule : les constats d'infraction émis aux 36 manifestants ont plutôt été donnés en vertu du Code de la sécurité routière.

L'année 2012 est aussi synonyme d'incertitude économique, qu'on pense tant aux commissions scolaires qu'aux établissements postsecondaires, qui doivent composer avec des compressions, tant sous le règne du gouvernement Charest que celui du gouvernement Marois. Les universités de la province ont pour leur part appris récemment qu'elles devraient couper environ 124 M$ d'ici la fin de leur année financière, en avril prochain. À l'UdeS et à Bishop's, cela représente respectivement 12,1 M$ et 1,2 M$. Les dirigeants des deux institutions font valoir que leur établissement plongera en déficit. Le milieu de la recherche est également touché par des compressions, tant du côté provincial que fédéral.

À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, les dossiers d'agrandissement d'écoles font souvent les manchettes : la CSRS obtient le feu vert pour l'agrandissement des écoles Beaulieu et Boisjoli, dans l'ancien secteur de Rock Forest. Parallèlement, la commission scolaire dépose une demande à Québec pour agrandir l'école primaire Jardin-des-Lacs, à St-Denis-de-Brompton, de même que pour la construction de deux écoles primaires à Sherbrooke. En raison du développement urbain notamment, la commission scolaire doit revoir les territoires d'appartenance de plusieurs de ses écoles, qui déterminent quelle école fréquente un élève.

Les scénarios envisagés feraient notamment en sorte de déplacer des élèves de Jardin-des-Lacs vers l'école des Deux-Rives, dans l'arrondissement de Brompton, des enfants de l'école Champlain à Boisjoli (secteur Rock Forest), et de Desranleau à Coeur-Immaculé. Pour la première fois depuis des années, l'organisation revoit également les territoires d'appartenance de ses écoles secondaires.

Dans le réseau des écoles privées, on se souvient que l'école primaire des Arbrisseaux, à Compton, a dû fermer ses portes à quelques jours de la rentrée scolaire en raison de difficultés financières.

Partager

publicité

publicité

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer