Tensions à la prison à la veille de Noël

Chauffage insuffisant dans les cellules, gymnase moins accessible, retard dans... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Chauffage insuffisant dans les cellules, gymnase moins accessible, retard dans les visites, lenteur dans les services de santé... certains détenus du Centre de détention de Sherbrooke se plaignent de sources de tension à l'établissement de la rue Talbot.

Dans une missive que certains détenus ont fait parvenir à La Tribune, ils réclament des réponses de la part de la direction de la prison.

« Les détenus en ont ras le bol des conditions de vie qui se dégradent peu à peu. Plusieurs points, tels que l'absence de chauffage dans les cellules, en obligent même certains à dormir habillés. Depuis novembre, le chauffage est en fonction, mais plusieurs cellules donnent de l'air froid. On demande plus de couvertures, mais ils nous donnent des rapports », stipule la lettre acheminée par courriel.

« Ce n'est pas compliqué, on gèle. L'air rentre par les vitres. On veut avoir du chauffage. Je ne laisserais même pas mon chien geler comme ça. Si on laisse une liqueur dans la cellule, elle est plus frette que si on la mettait au frigidaire (sic) », illustre un détenu qui a contacté La Tribune.

Le président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels Stéphane Lemaire estime que le problème de chauffage est présent dans plusieurs centres de détention au Québec et que Sherbrooke n'est certainement pas le pire endroit.

« Le problème vient du fait que le chauffage soit contrôlé à distance. Certains détenus bloquent les trappes, ce qui dérègle le système », estime M. Lemaire.

Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP), Clément Falardeau, confirme qu'une plainte a été traitée par la direction pour ce problème concernant le chauffage à la prison Talbot.

« Une demande service a été faite à la Société immobilière du Québec le 17 décembre. Le problème a été réparé le 18 décembre », soutient M. Falardeau.

Stéphane Lemaire rappelle que les tensions à l'intérieur des centres de détention sont toujours plus vives à l'arrivée de la période des Fêtes.

« C'est certain que ces personnes voudraient être auprès de leurs familles. Ils ne sont pas contents d'être en dedans, alors les irritants et l'insatisfaction ressortent. Cependant, il y a un problème récurrent de sous-financement et de manque de personnel dans les prisons depuis de nombreuses années », indique le président syndical, Stéphane Lemaire.

Texte complet à lire dans La Tribune de samedi.

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