Après avoir perdu un peu moins de 200 livres en six ans, Éric Leclerc a choisi le moment propice pour effectuer la grande demande à sa conjointe, qui elle aussi a vu son poids passer de 350 à 170 livres.
« Notre rencontre a été liée à la perte de poids. Je me soumettais à un examen de routine à l'hôpital et Fanny a dû se présenter aux soins intensifs au même moment après avoir vécu des complications. Je suis allé la voir et il s'est alors passé quelque chose de bien spécial entre elle et moi. Par la suite, nous avons perdu beaucoup de poids après avoir été opérés. Aujourd'hui (samedi), nos médecins et nos proches sont présents. Alors c'était le moment idéal pour demander Fanny en mariage», explique-t-il.
Devant la centaine de personnes présentes afin de prendre part samedi à la Marche de sensibilisation à l'obésité autour du lac des Nations, Fanny Fréchette n'a pas hésité un instant avant d'accepter la demande de son conjoint.
«Les émotions vécues aujourd'hui ne se décrivent pas. Je suis ailleurs présentement!», lance-t-elle.
Tout juste avant ce moment fort de la quatrième édition, le couple a pris la parole afin de raconter à quel point l'opération pour perdre du poids a été un tournant dans leur vie.
«Avant, je ne comprenais pas pourquoi les autres se faisaient rapetisser l'estomac pour perdre du poids. Mais quand j'ai vu un ami fondre à vue d'oeil après son opération, j'ai tout de suite compris que ça pouvait aussi être bon pour moi. Le processus est long et complexe. La préparation n'est pas facile. Et même après, rien n'est gagné. On doit livrer un combat chaque jour contre la nourriture», explique Mme Fréchette.
«Mes habitudes alimentaires se sont soudainement détériorées de mon côté, ajoute M Leclerc. J'ai alors pris beaucoup de poids pour ainsi atteindre les 380 livres. Je faisais beaucoup de sports, mais je ne pouvais plus les pratiquer. J'avais honte de sortir de chez moi. Si les spécialistes n'avaient pas été là pour moi, je ne serais pas ici aujourd'hui. Maintenant, je peux prendre l'avion sans demander d'extension pour la ceinture. Je ne suis plus obligé de m'assurer que les chaises peuvent supporter 380 livres au restaurant. Je suis même devenu arbitre au hockey. La saison dernière, j'ai arbitré 287 parties!»
L'opération, la solution?
Aux yeux d'Éric Leclerc, l'opération qu'il a subie peut aider bien des personnes obèses. Mais pour d'autres, plusieurs solutions différentes s'offrent à eux.
«Si mon histoire peut devenir inspirante, j'en serais heureux. Par contre, d'autres peuvent emprunter une voie différente», précise-t-il.
«L'obésité, c'est une épidémie, même chez les enfants, affirme pour sa part Émilie Comeau, chirurgienne à la Clinique médico-chirurgicale du traitement de l'obésité du CHUS. L'opération n'est pas toujours la solution. Et au lieu de simplement dire aux gens de faire attention à leurs habitudes, on montre aujourd'hui l'exemple en marchant en plein air pour promouvoir la santé!»
Texte complet dans La Tribune de lundi.
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