Un impressionnant taux de participation à 71 %

Les électeurs sherbrookois ont voté en masse depuis le début de ce 4 septembre... (Imacom, Claude Poulin)

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Imacom, Claude Poulin

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(Sherbrooke) Les électeurs sherbrookois ont voté en masse depuis le début de ce 4 septembre 2012, journée d'élections provinciales au Québec, après 35 jours de campagne électorale. À la fermeture des bureaux de vote à 20h, 34 706 électeurs avaient voté.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est donc un taux de participation de 71 pour cent, une marque rarement vue au cours des dernières années.

À la fin de la journée, le rythme s'était accéléré. À 17h30, 17 326 électeurs avaient voté. Si on ajoute les 10 592 votes par anticipation, on obtient 27 918 électeurs qui avaient voté, sur les 48 721 citoyens inscrits.

À 14h30, 10 206 électeurs avaient voté, soit près du quart des citoyens appelés aux urnes. C'est une bonne proportion du vote qui est sorti, mentionne le directeur du scrutin dans Sherbrooke», Jacques Codère.

Mardi matin, ils étaient nombreux aux portes des bureaux de scrutin à Sherbrooke. À 11h30, 3273 électeurs avaient exercé leur droit de vote. «Ça va rondement, avait confirme M. Codère à La Tribune.

«Je dirais que c'est un peu plus que lors de la dernière élection à pareille heure.»

M. Codère n'avait pas d'incident majeur à rapporter, si ce n'est que des affiches électorales installées trop près de bureaux de vote et des électeurs non inscrits sur la liste électorale.

Des candidats se sont rendus voter en avant-midi, comme Nathalie Goguen, Réjean Hébert et Serge Cardin. Pour sa part, Jean Charest a voté dans son comté en après-midi.

Rappelons que les Québécois sont conviés aux urnes ce mardi jusqu'à 20 h.

Dans la circonscription de Sherbrooke, ce sont 48 547 personnes qui sont inscrites sur la liste électorale. Déjà 22,46 pour cent des électeurs ont effectué leur devoir de citoyen par l'une ou l'autre des diverses formes du vote par anticipation.

Si le taux de participation dans Sherbrooke n'était que de 62,61 pour cent à l'élection de 2008, il a atteint un taux de participation record lors du référendum de 1995. Les électeurs sont divisés dans 184 sections de vote réparties dans 20 bureaux de vote.

Pour exercer leur droit de vote, les électeurs doivent avoir en leur possession une pièce d'identité avec photo, soit un passeport, un permis de conduite ou la carte d'assurance maladie.

Selon la loi électorale, les citoyens doivent disposer d'un minimum de quatre heures consécutives avant la fermeture des bureaux de vote pour aller exercer leur devoir de citoyen.

Un mardi

Fête du Travail oblige, la 40e élection générale dans l'histoire du Québec, ce 4 septembre, a lieu un mardi et déroge ainsi à une vieille tradition de voir les gens voter le lundi. Mais les scrutins ont-ils toujours été tenus un lundi?

Non, répond Corine Bourgault-Brunelle, du bureau du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), précisant que la tenue d'une élection le mardi remonte au scrutin du 29 octobre 1973, avec la réélection du gouvernement de Robert Bourassa.

La journée du lundi pour convoquer la population aux urnes a été en vigueur pendant sept élections d'affilée, des années 1922 à 1936, soit en gros la période du régime de Louis-Alexandre Taschereau. Sous le gouvernement de son successeur, Maurice Duplessis, le mercredi avait été privilégié.

- Avec René-Charles Quirion et François Gougeon

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