Charest trépigne

Mardi soir à Sherbrooke Jean Charest avait réuni... (Imacom, Frédéric Côté)

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Mardi soir à Sherbrooke Jean Charest avait réuni autour de lui plusieurs de ses ministres, députés et candidats des quatre coins du Québec.

Imacom, Frédéric Côté

François Gougeon

François Gougeon
La Tribune

(Sherbrooke) Jamais dans sa carrière politique Jean Charest n'a tenu une assemblée d'investiture aussi spectaculaire que celle d'hier, dans un Delta sous haute surveillance policière à l'extérieur: pour l'occasion il a réuni autour de lui plus de 100 de ses ministres, députés et candidats des quatre coins du Québec. Même d'aussi loin que de l'Ungava. C'était une présentation jamais vue dans ce qui avait tout l'air d'un lancement de campagne électorale, pour laquelle la population sera appelée aux urnes le 4 septembre, « selon la rumeur», a-t-il simplement répété.

D'entrée de jeu, avant de présenter son équipe pour l'Estrie et d'appeler les collègues venant de très loin à venir le rejoindre sur scène, dont 20 de ses ministres, le chef libéral a annoncé que la campagne électorale à venir n'en « sera pas une comme les autres».

« Cette campagne sera différente de toutes les autres campagnes. Elle va être décisive pour l'avenir du Québec», a-t-il lancé sur un ton solennel.

Du coup, il a mis la table sur ce qui s'annonce comme les grands enjeux du prochain rendez-vous électoral. À commencer par le conflit étudiant. « Sur la question des frais de scolarité, le débat a été fait il y a un an et demi. Certains leaders ont décidé de se retirer des discussions. C'est leur choix... Mais si nous voulons financer adéquatement nos universités, comme celle de Sherbrooke, c'est le choix qu'il faut faire et c'est le choix des Québécois. Comme tout le monde dans la société, les étudiants aussi doivent contribuer.»

«Devant la contestation depuis le printemps dernier, ce n'est pas tout le monde qui a eu la capacité de se tenir debout. Nous on s'est tenus debout, pas le Parti québécois qui a plié devant ceux qui parlent fort, qui font de l'intimidation et de la violence... C'est le même parti qui était contre Robert Bourassa dans le projet de la Baie Jame et qui est maintenant contre le Plan Nord», a martelé Jean Charest, soulevant la foule d'environ 800 partisans.

Textes complets dans La Tribune de mercredi.

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