(Sherbrooke) Dans un silence respectueux que seules les cloches de la cathédrale Saint-Michel brisaient lundi, les porteurs ont sorti des trois corbillards quatre cercueils. Le plus petit, de couleur blanche, surmonté de fleurs, d'un ange et d'un toutou, a été remis dans les bras de Stéphan Larocque.
Le père de famille, qui portait pour une dernière fois son fils, Adam, venu au monde il n'y a que trois mois, est entré dans l'église où on rendait un dernier hommage au bambin de même qu'à sa mère, Geneviève Paradis, 31 ans, et à ses grands-parents, Louis-Paul Paradis, 58 ans, et Ghislaine Rocheleau, 59 ans, tous morts tragiquement dans un accident de voiture survenu dans le parc de La Vérendrye le 7 mai dernier.
Dans un discours émouvant qui a fait perler les larmes dans les yeux des proches, des amis, des collègues de travail et des connaissances réunis en la cathédrale Saint-Michel, la belle-soeur de Geneviève Paradis, qui porte également le même prénom, a lu des messages destinés à la mère de famille et à son fils écrits par ceux qui les ont aimés. « Vous comprendrez que je suis la porte-parole de plein plein de monde », a-t-elle commencé avant de lire les paroles que souhaitaient prononcés Stéphan Larocque à la mémoire de sa conjointe et de son fils.
« Une femme qui, par sa gaieté et sa joie de vivre, transformait tout le monde qu'elle côtoyait », a-t-il voulu dire au sujet de celle qui partageait sa vie. « Si jeune et déjà un sourire très contagieux », a-t-il ajouté par la voix de sa belle-soeur à propos de son fils.
Texte complet dans La Tribune de mardi.
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