(SHERBROOKE) Si c'était à refaire, le maire Bernard Sévigny procéderait exactement de la même façon en vue de faire adopter les deux volets du rapport Paquin. Il n'insisterait pas pour que le rapport aille plus loin et ne ferait pas plus de démarches auprès des élus indécis, dont le refus a finalement mené au rejet intégral du rapport sur la gouvernance et les services de proximité, lundi soir. Résultat: l'implantation d'une ligne 3-1-1 devra vraisemblablement attendre.
« Il n'y a pas grand-chose qui a fait défaut, estime le maire Sévigny. Ça aurait été difficile de faire plus. »
À son avis, « le meilleur compromis était sur la table » et des modifications ont été apportées à la dernière minute afin d'amenuiser les appréhensions exprimées par les citoyens lors des consultations publiques. En vain.
Sur les cinq élus du comité exécutif, seuls Serge Paquin et Bernard Sévigny ont appuyé les deux volets du rapport. Deux des membres de l'exécutif faisaient partie du groupe des neuf élus opposés au rapport Paquin, soit Nicole Bergeron et David Price. La conseillère Diane Délisle, membre du parti politique dirigé par le maire Sévigny, s'est pour sa part opposée à la réduction du nombre d'élus.
Malgré cette rebuffade, le maire Sévigny écarte totalement l'idée d'un remaniement des membres de cet important comité décisionnel. « Je ne gère pas un régime de punition, affirme-t-il. En politique, il faut être démocrate. « À ses yeux, il ne s'agit pas d'un revers, mais plutôt d'une « grande déception ».
Texte complet dans La Tribune de mercredi.
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