Cette recommandation du comité de l'environnement devrait être soumise aux élus en mai, pour approbation.
Depuis 2008, plus de 6000 arbres ont été plantés dans la plaine inondable située entre l'autoroute 610 et le centre Julien-Ducharme, ce qui a coûté environ 80 000 $. Des crédits de carbone avaient aussi été achetés par la Ville l'an dernier, en guise de compensation des GES émis lors du transport de 35 000 tonnes annuelles de déchets jusqu'au site d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès, à 160 km de Sherbrooke.
«Ça aurait coûté environ six fois moins cher d'acheter des crédits de carbone, mais la plantation d'arbres est plus tangible pour les citoyens.»
L'an dernier, le transport des déchets des Sherbrookois a généré 384 tonnes de CO2. Pour les neutraliser, 852 arbres devront être plantés sur un terrain municipal. Le site retenu est une clairière de la rue Peter-McLellan. Cette rue en terre battue, adjacente au chemin des Écossais, longe le Club de golf de l'Estrie. Un montant de 17 000 $ sera requis.
« Ça aurait coûté environ six fois moins cher d'acheter des crédits de carbone, mais la plantation d'arbres est plus tangible pour les citoyens et donne un apport d'oxygène sur le territoire local «, explique Christine Fliesen, chef de la division environnement de la Ville. L'an dernier, la Ville avait déboursé 5700 $ pour des crédits de carbone, ce qui a permis de réduire les GES au Brésil, mentionne Mme Fliesen.
Pour sa nouvelle plantation, la Ville privilégiera les résineux puisque les feuillus résistent difficilement à l'appétit des chevreuils. Devant le centre Julien-Ducharme, pas moins de 60 pour cent des arbres initialement plantés avaient dû être remplacés aux frais du sous-traitant responsable de la plantation.
Rappelons que les élus municipaux s'étaient engagés à compenser les GES émis par le transport des déchets des Sherbrookois. Ces déchets prennent le chemin de la Mauricie depuis la fermeture du site d'enfouissement de Sherbrooke, à l'été 2008. Ils seront dirigés vers le lieu d'enfouissement technique de Valoris à Bury à compter d'avril 2013, au terme du contrat de cinq ans conclu entre la Ville et la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. Sherbrooke est copropriétaire de Valoris.