Grève étudiante: demande d'injonction déposée

Six étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de... (Archives La Tribune)

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René-Charles Quirion

René-Charles Quirion
La Tribune

(Sherbrooke) Six étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke s'adressent aux tribunaux pour obtenir la reprise de leurs cours. Comme plusieurs de leurs confrères au Québec, ils demandent à la Cour supérieure de prononcer une injonction interlocutoire pour la levée des piquets de grève. Le conflit étudiant est en train de se judiciariser à Sherbrooke avec le dépôt d'une demande d'injonction pour qu'on mette fin aux lignes de piquetage devant les locaux de la Faculté des lettres et des sciences humaines.

Mardi après-midi au palais de justice de Sherbrooke, ils ont déposé un document au soutien de leur requête où ils stipulent qu'il y a urgence à ce que toutes les mesures nécessaires soient prises " pour garantir l'accessibilité légitime aux salles de cours et étudiants dûment inscrits à l'Université de Sherbrooke ".

Leur requête pour qu'une injonction provisoire soit d'abord ordonnée sera présentée cet après-midi au palais de justice de Sherbrooke.

Ils invoquent l'urgence d'émettre une injonction, car le conflit qui dure depuis cinq semaines menace la réussite de leur session. Ils invoquent aussi la tension qui augmente sur le campus entre les deux camps " ayant causé certaines altercations ".

Lors des entrevues avec les médias à la suite du dépôt de l'injonction, une trentaine d'étudiants arborant le carré rouge contre la hausse des frais de scolarité observaient la scène. C'est sous escorte policière que les six étudiants au carré vert ont été reconduits à leur voiture.

" Le climat d'intimidation en est rendu à un point où nous avons peur. Nous avons essayé de nous faire entendre par la voie démocratique lors des assemblées étudiantes, mais nous sommes sans cesse intimidés. C'est leur choix de ne pas aller à leurs cours, mais ils ne peuvent plus bloquer l'accès. Ils doivent trouver d'autres moyens que nous interdire l'accès à nos salles de cours ", estime l'une des porte-parole du groupe qui a déposé l'injonction, Amélie Carrier.

Texte complet dans La Tribune de mercredi.

http://www.latribunesurmonordi.ca/

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