Des orthophonistes belges en renfort

Le Centre de réadaptation Estrie accueille des orthophonistes... (IMACOM, Jessica Garneau)

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Le Centre de réadaptation Estrie accueille des orthophonistes formées en Belgique : Claire Boukebza, Eugénie Pinheiro et Françoise Collette.

IMACOM, Jessica Garneau

Isabelle Pion

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) Alors qu'il est toujours difficile de recruter des orthophonistes, le milieu estrien a maintenant du renfort de la Belgique. La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et le Centre de réadaptation Estrie (CRE) accueillent depuis quelques semaines des orthophonistes formées en sol belge. Il s'agirait d'une première dans le milieu estrien.L'arrivée de trois spécialistes au CRE a permis au centre de mieux souffler. Une autre orthophoniste du Vieux Continent débarquera en mars. «Ça nous aide beaucoup. Ça a coïncidé avec une hausse de clientèle de 30 à 40 % des enfants ayant des troubles de langage», commente Chantal Richer, chef du programme enfant-adolescent au CRE.

L'Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec (OOAQ) et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) organisent depuis 10 ans des missions en Belgique pour recruter des orthophonistes, véritables denrées rares en sol québécois.

«On a fêté en mai dernier le 10e anniversaire de recrutement en Belgique», indique la présidente et directrice générale de l'Ordre, Marie-Pierre Caouette, en expliquant que la formation belge est celle qui ressemble le plus à celle offerte au Québec. «Il y a dix ans, on allait en chercher moins de cinq par année et après six mois, elles étaient presque toutes reparties.»

La donne a toutefois changé: le taux de rétention est d'environ 70% après deux ans et les missions permettent d'en attirer environ 30 par année.

Les orthophonistes interviennent entre autres auprès des enfants qui ont des troubles de langage. Les organisations se les arrachent littéralement.

Si le CRE voit maintenant la lumière au bout du tunnel, c'est grâce à la dernière mission menée en Belgique. «Je ne sais pas où on aurait pu recruter. On aurait eu des difficultés», observe Mme Richer, qui raconte que beaucoup d'efforts de recrutement demeurent vains. Eugénia Pinheiro et Claire Boukebza, par exemple, ont signé un contrat d'un an au CRE. Les deux Françaises, qui viennent de Paris et de la banlieue parisienne, ont étudié en Belgique. Le défi sera maintenant de les séduire pour les garder, lance Mme Richer.

À lire dans La Tribune de lundi.

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