(Sherbrooke) Le Service de police de Sherbrooke se disait en mesure d'affronter toutes les situations en marge de la manifestation étudiante de mercredi après-midi dans les rues de la ville. Le grabuge et les arrestations survenus du matin à Montréal n'ont pas changé le plan de match des policiers, a assuré le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, René Dubreuil.
«Nous sommes au courant de ce qui s'est passé à Montréal ce matin, mais ça ne change pas notre stratégie. Nous sommes prêts pour cette manifestation», dit-il.
«S'il y a des actions à prendre durant l'événement, nous allons les prendre.»
Une manifestation a dégénéré, mercredi matin à Montréal. Les policiers du SPVM ont procédé à plusieurs dizaines d'arrestations.
On estimait mard qie la foule aurait pu atteindre entre 5000 et 10 000 personnes. La Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) attendait des étudiants de partout au Québec lors de cette activité qui se voulait «familiale et festive ».
«Selon les informations que nous possédons à ce moment-ci, il pourrait y avoir entre 5000 et 10 000 personnes à cette manifestation », a soutenu René Dubreuil à La Tribune mardi.
Manif pacifique
Du côté de la (FEUS), organisatrice de l'événement, on a préféré ne pas s'avancer sur le nombre de personnes attendues. Elle réitère que l'événement doit se dérouler de façon tout à fait pacifique.
La direction de l'Université de Sherbrooke a décidé mardi de lever les cours mercredi après-midi. Des élèves du secondaire doivent aussi prendre part à la marche.
Des commerces de la rue King Ouest se sont préparés en vue de cette manifestation. C'est le cas des concessionnaires Honda et Toyota qui ont déplacé les voitures qui sont habituellement stationnés près de la rue.
De plus, des barrières métalliques ont été installées devant le poste de police de Sherbrooke.
Le Service de police de Sherbrooke a choisi de transformer le boulevard Lionel-Groulx en stationnement pour autobus.
- Avec René-Charles Quirion