Plusieurs professeurs le croient. Ainsi, suggère Marc Frappier, professeur titulaire à l'Université de Sherbrooke, si l'on réduisait d'un pour cent par année les subventions aux entreprises, le gouvernement pourrait financer la hausse des droits de scolarité qu'il a annoncée pour cet automne. Les étudiants ont évoqué la mauvaise gestion des universités, notamment en citant certains scandales financiers, comme les primes offertes aux dirigeants de Concordia.
Professeure en informatique à l'UdeS, Helene Pigot partage leur avis. « Même à l'intérieur de l'université, on vit une mauvaise gestion nous-mêmes. L'enseignement et la recherche sont au coeur de nos missions, mais les ressources sont très rares. »
Mme Pigot est à l'origine de la création d'un collectif de professeurs contre la hausse des droits de scolarité, en collaboration avec la professeure Karine Collette. Des membres de ce collectif et du mouvement Estrie contre la hausse ont pris part hier à une table ronde, mardi, intitulée « L'Université, un bien commun ».
Aux yeux d'Helene Pigot, si les professeurs de l'UdeS ont mis plus de temps à se mobiliser pour cette cause, c'est que certains collègues estiment que tous les moyens sont bons pour tenter de regarnir les coffres, puisque le manque de ressources est criant.
Texte complet dans La Tribune de mercredi.
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