Trois professeurs mèneront les recherches: Rona Graham étudiera la pathogénèse des maladies neurodégénératives ; Vincent Burrus cherchera à comprendre la dissémination des résistances aux antibiotiques; Nathalie Rivard analysera la signalisation intracellulaire responsable du cancer et de l'inflammation intestinale.
La professeure Rona Graham, chercheuse de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, étudiera comment le processus du vieillissement influe sur les protéines qui participent à la mort cellulaire et comment elles peuvent être modifiées par le développement de maladies neurodégénératives, mentionne un communiqué de l'Université de Sherbrooke.
La prévalence des troubles neurodégénératifs, comme le Parkinson, l'Alzheimer et la maladie de Huntington touchent actuellement des millions de personnes dans le monde. La recherche montre qu'un certain nombre de mécanismes similaires entrent en jeu au niveau cellulaire. Les chercheurs supposent que des traitements communs pourraient être bénéfiques dans le cas de plusieurs maladies neurologiques.
Les travaux entrepris par le professeur Vincent Burrus portent sur les ICE. Les ICE sont de larges segments d'ADN portés par les chromosomes bactériens pouvant se disséminer par simple contact entre une cellule donneuse et une cellule réceptrice. Cette mobilité facilite la dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques.
Le chercheur de la Faculté des sciences veut mettre en place des pratiques visant à limiter la dissémination de gènes de résistance en milieu hospitalier ou dans l'environnement pour préserver le capital thérapeutique des antibiotiques existants.
Rattachée à la Faculté de médecine et des sciences de la santé, Nathalie Rivard est déjà à la source de plusieurs percées scientifiques d'importance, par ses recherches au Département d'anatomie et de biologie cellulaire.
Le programme de la chaire porte sur l'analyse des sentiers de signalisation qui contrôlent, à l'intérieur de la cellule, la prolifération, la différenciation, la tumorigenèse et la réponse inflammatoire des cellules de l'épithélium intestinal. Les recherches de Nathalie Rivard, un chef de file en ce domaine dans le monde, visent à améliorer le dépistage et le traitement du cancer colorectal et des maladies inflammatoires intestinales, telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.