Sclérose en plaques: l'impact du diagnostic mis à l'étude

François Gougeon

François Gougeon
La Tribune

(Sherbrooke) L'impact du diagnostic de la sclérose en plaques (SEP) est indiscutable mais un projet de recherche sur deux ans sera bientôt lancé à Sherbrooke pour mieux le mesurer et pour développer des stratégies afin d'en limiter les effets.

Cette étude qui se veut une première au Canada est rendue possible grâce aux 30 000 $amassés dans le cadre du Maché de Noël, en association avec le restaurant Savoroso.

« En général, il y a de 12 à 20 personnes, souvent de jeunes adultes de la trentaine et de la quarantaine, qui reçoivent un diagnostic de SEP au CHUS. Il ne fait aucun doute que cela provoque un stress, pouvant être variable d'une personne à l'autre. C'est tout cet impact que l'étude va mesurer », a indiqué dans un point de presse le chercheur associé à ce projet et neurologue bien connu, Albert Lamontagne.

La neuropsychologue Julie Duval, qui sera au coeur de cette démarche scientifique avec une doctorante et une chercheure en psychologie de l'Université de Sherbrooke, Marie-Ève Bouchard et Mélanie Couture, soumet que la réponse à un diagnostic de SEP se traduit aussi bien par la dépression, le découragement, l'anxiété, la crise panique, les idées suicidaires, etc. On soupçonne même que le diagnostic et la façon dont il est annoncé pourraient entraîner des symptômes encore plus sévères de la maladie. « Des gens jeunes qui se voyaient en santé se voient alors du jour au lendemain se déplacer en fauteuil roulant le reste de leurs jours «, a illustré Mme Duval.

Alors l'étude, en plus de mieux cerner l'impact psychologique de l'annonce de diagnostic de SEP pendant les deux premières années qui suivent, visera à identifier les besoins spécifiques reliés à cette période et des stratégies qui pourraient être gagnantes pour les malades.

D'autre part, il faudra attendre encore un peu avant de connaître les résultats de l'étude menée par le Dr Lamontagne et des collègues neurologues sur le traitement expérimental du médecin italien Paolo Zamboni et qui suscite beaucoup d'espoir chez les gens atteints de SEP. « Il nous reste encore des éléments à vérifier mais surtout d'abord faire la présentation de nos résultats aux gens de l'Association de la sclérose en plaques de l'Estrie avant le public «, a fait valoir le Dr Albert Lamontagne.

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