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La graisse brune contribue à brûler des calories chez l'humain

Le traitement de la graisse brune, une forme unique de tissu adipeux du corps... (Archives La Presse)

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Claude Plante

Claude Plante
La Tribune

(Sherbrooke) Le traitement de la graisse brune, une forme unique de tissu adipeux du corps humain, pourrait devenir une nouvelle avenue de recherche sur l'obésité.

Selon une étude clinique, la graisse brune chez l'humain peut brûler une quantité significative d'énergie déjà stockée dans d'autres graisses lorsque le corps est exposé au froid. En plus de nous tenir au chaud, ce mécanisme de réchauffement corporel ouvre une voie de recherche intéressante pour le traitement de l'obésité, selon les résultats d'une recherche dont les résultats sont publiés dans le Journal of Clinical Investigation, publication spécialisée des avancées majeures en recherche biomédicale.

La graisse brune se retrouve chez tous les nouveau-nés, plus précisément dans leur dos, afin de les protéger du froid. La plupart du temps, cette graisse disparaît vers l'âge d'un an, mais des adultes semblent la conserver.

Jusqu'à tout récemment, la présence de tissu adipeux brun chez l'humain adulte et sa contribution à la dépense d'énergie étaient considérées comme étant minimales, voire inexistantes. Les connaissances sur le processus d'ajustement de la température corporelle indiquaient que, pour se réchauffer, les humains frissonnent tandis que les animaux hibernants utilisent leur graisse brune comme source de chaleur, lit-on  dans un communiqué diffusé par l'Université de Sherbrooke.

Cependant, cette étude clinique, à laquelle a participé le chercheur sherbrookois André Carpentier, révèle que la graisse brune chez l'humain permet la combustion d'énergie, sans utiliser le frissonnement, lorsqu'une personne est exposée à un froid intense.

«La graisse brune est un tissu remarquable», souligne le Dr André Carpentier, coauteur de l'étude, chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel (CRCELB) du CHUS et professeur à l'Université de Sherbrooke. «Spécialisé dans la production de chaleur, ce tissu adipeux brûle du gras et des sucres.»

De récentes études ont d'ailleurs démontré la présence de la graisse brune chez les humains adultes, surtout dans la région du cou. Les études publiées à ce jour n'avaient cependant pas permis de quantifier la contribution de cette graisse, une fois stimulée, pour contribuer de manière significative au métabolisme énergétique.

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