L'Université de Sherbrooke compte l'un des rares régimes où les retraités ont la possibilité de mettre la main sur leur argent et transférer les sommes, par exemple, à leur institution financière, libérant ainsi l'institution du poids de gérer leur régime de retraite.
«Ils sortent la valeur de leurs prestations, au lieu de prendre la rente», résume Caroline Hamel, conseillère en gestion des ressources humaines. Ainsi, l'UdeS ne compte que 331 retraités qui sont toujours liés à l'institution et pour qui elle paie des rentes, note Élaine Godbout, directrice générale des ressources financières de l'UdeS. L'institution compte 3643 cotisants. L'employeur assume 55 % des pertes du régime, comparativement à 45 % pour les employés.
Le remboursement de la dette se traduit par des paiements d'environ 3 M $ par année.
La Tribune écrivait jeudi que l'Université Bishop's a vu passer son déficit de 4,3 M $ à 19, 6 M $ entre 2008 et 2011. Ces résultats s'expliquent entre autres par l'état du marché financier, de même que la proportion de retraités (55%) et de travailleurs actifs (45%).
Bishop's doit assumer les pertes du régime de retraite à 62 %, comparativement à 38 % pour les employés; avant une entente intervenue en 2009, l'employeur devait les assumer à 100 %. La loi prévoit que le remboursement de la dette est étalé sur 15 ans.