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Le nettoyage des rejets de papetières débute à Asbestos

La firme Sanexen de Drummondville s'est vu confier... (La Tribune, Yvan Provencher)

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La firme Sanexen de Drummondville s'est vu confier le mandat de procéder au nettoyage des lieux.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) La pression politique exercée par le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, et la députée du comté de Richmond, Karine Vallières, aura finalement réussi à faire fléchir le ministère de l'Environnement. Les 20 000 tonnes de rejets de papetières abandonnées sur les terrains d'une entreprise fermée depuis l'été 2009 vont finalement disparaître d'ici la fin de la présente année, les travaux étant en cours.

En mai dernier, la députée avait affirmé en avoir assez et s'était jointe au maire d'Asbestos pour exiger une intervention immédiate du ministère de l'Environnement, souhaitant que le Ministère prenne en charge l'enlèvement de ces matières résiduelles. « Il n'appartient pas à la municipalité de le faire ni à ses citoyens de continuer à vivre année après année avec cet amoncellement important de déchets qui cause plusieurs problématiques », avait-elle déclarée, visiblement agacée par ce dossier.

Pour sa part, le maire d'Asbestos a toujours considéré que ce dossier relevait du ministère de l'Environnement. « On se doit de se départir de ces rejets de papetières composés de plastiques et de métaux, ces montagnes doivent disparaître du paysage de notre parc rapidement. Ce n'est pas à nos contribuables de payer pour se débarrasser de ces amas qui rendent les lieux peu intéressants pour d'éventuels acquéreurs en plus du risque d'incendie présentant un danger environnemental évident », avait-il plaidé avec insistance depuis plusieurs années.

Ces rejets proviennent de deux papetières et ont été abandonnés à la suite de la faillite de l'entreprise Centre de conditionnement de la biomasse, qui, selon son promoteur à l'époque, Gaëtan Brouillard, devait développer un projet innovateur, intelligent, pour aider à vider des sites d'enfouissement, pour une valeur ajoutée et transformer des rejets en produits novateurs. Le certificat d'autorisation du ministère pour la première phase échu, le promoteur s'était vu refuser le certificat d'autorisation requis pour la poursuite de ses activités. En plus d'avoir à cesser ses opérations, il a été mis en demeure de nettoyer complètement les lieux de toutes les matières qui s'y étaient accumulées et finalement contraint à la faillite.

À la suite d'un appel d'offres, la firme Sanexen de Drummondville s'est vu confier le mandat de procéder au nettoyage des lieux. La députée Karine Vallières s'est dite très contente que son appel pressant ait été entendu par le ministère de l'Environnement.

Ni la municipalité ni le ministère de l'Environnement n'en revendiquaient la responsabilité et le devoir de remédier à la situation, le dossier s'étant ainsi retrouvé dans un imbroglio durant six ans au grand désespoir des autorités municipales d'Asbestos.

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