Le jeune homme a perdu la vie de façon tragique vers 22 h lundi soir à la hauteur du 8485, route 112, à Disraeli alors qu'il conduisait un cyclomoteur.
« Le conducteur de l'automobile a subitement changé de voie pour aller frapper le cyclomoteur «, a précisé l'agent Richard Gagné des relations publiques de la Sûreté du Québec.
Jacques Lehoux, de Disraeli, a plaidé coupable en 1998 de conduite avec facultés affaiblies. Il a alors reçu une amende de 350 $ en plus d'une interdiction de conduire de trois mois. En 2003, une interdiction de conduire de 12 mois et une amende de 650 $ venaient sanctionner une autre accusation de conduite avec facultés affaiblies.
La mère de la jeune victime pour qui il s'agissait du fils unique de même que ses deux grands-pères et plusieurs proches parents ont assisté à la comparution, qui s'est déroulée devant la juge Lyne Gosselin Després.
Les proches de Michaël Blais contenaient difficilement leur peine et leur colère.
« Vous voyez ce que ça donne «, a lancé difficilement sa mère Roxane Camiré en quittant le palais de justice, en guise de message aux gens qui conduisent après avoir bu. « Ça ne me ramènera pas mon fils «, déclarait-elle interpellée sur la sévérité d'une éventuelle sentence.
Inconsolable, le grand-père de Michaël, M. Valdé Camiré, était catégorique. « Je ne lui pardonnerai pas. Ce gars-là mérite la prison. J'espère qu'il ne recevra pas une sentence bonbon. Je connais cette personne-là, c'est le résultat de sa vie. «
« La justice n'est pas suffisamment sévère. J'espère que là elle le sera. Ce n'est pas facile à accepter «, de conclure M. Camiré.
Lorraine Boisvert a été la première arrivée sur les lieux de l'accident; la tragédie est survenue juste en face de chez elle. « Je venais de me coucher. J'ai entendu la force de l'impact. Je suis habituée, ce n'est pas le premier accident à se produire ici. Je me suis dit que c'était un accident «, raconte Mme Lorraine Boisvert.
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