(Québec) N'ayant plus de financement, et alors que les opérations des deux mines d'amiante chrysotile du pays sont arrêtées pour une période indéterminée, l'Institut du chrysotile, en place depuis 1984, a demandé au ministre de l'Industrie Christian Paradis la permission d'abandonner sa charte en vertu de la Loi sur les corporations canadiennes.
« C'est simple, les travailleurs du chrysotile ne travaillent pas présentement, les mines ne sont pas en opération et l'Institut est arrêté. Ça ne veut pas dire que ça ne repartira pas dans une forme ou une autre si les mines redémarrent», a commenté Clément Godbout, président de cet organisme privé sans but lucratif dont le mandat était la défense et la promotion de l'utilisation sécuritaire de l'amiante.
L'Institut recevait 250 000 $ du gouvernement fédéral chaque année et 200 000 $ du gouvernement provincial, un financement auquel les gouvernements ont mis fin lors de leurs derniers budgets. Le reste du budget de 700 000 $ de l'organisme était complété par les compagnies minières LAB Chrysotile de Thetford Mines et Mine Jeffrey d'Asbestos, qui ont également cessé de contribuer pendant l'arrêt de leurs opérations.
« Nous n'arrêtons pas parce que l'industrie du chrysotile est arrêtée dans le monde. Au contraire, la consommation mondiale est encore à la hausse. Cependant, il faut constater qu'à Thetford Mines et Asbestos, l'avenir passe par un investissement, car il y a beaucoup de gisements à exploiter même si la vie utile des mines actuelles est terminée», poursuit M. Godbout.