La légalisation doit aller de l'avant

À mon concitoyen Claude Landry, (Archives, La Presse Canadienne)

Agrandir

Archives, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Tribune

À mon concitoyen Claude Landry,

Vos constats sont probablement liés à votre vécu, que ce soit votre entourage près ou éloigné, mais ne dépeigne certainement pas la réalité de la légalisation.

Votre première crainte, celle que si les parents consomment les enfants le feront aussi se trouve sans fondement. Par exemple, la cigarette. Ayant une mère fumeuse, j'ai passé plus de 17 ans en présence du produit et je n'ai toujours pas fumé ma première cigarette. En ayant une position d'ouverture, il est plus simple de faire de l'éducation.

Votre seconde crainte, la vente sur les terrains scolaires, est louable, mais dans les faits c'est déjà ce qui se passe. J'ai connu quelques jeunes lorsque j'étais au secondaire qui faisaient eux-mêmes le trafic et n'avaient pas 18 ans, bien au contraire. Actuellement les vendeurs ne se soucient pas du tout de l'âge des acheteurs, souvent celui qui vend du cannabis ne vend pas que ça et il se fera un plaisir de vendre ce qu'il peut à votre enfant.

Votre troisième crainte est légitime et nous serons d'accord que mélanger ne pourrait qu'empirer certains cas et qu'il est impératif de faire de la prévention à ce niveau.

Contrairement à ce que vous prétendez, pas « tous les médecins du canada » s'y opposent. Au contraire, sinon aucun médecin actuellement ne prescrirait ce produit et nous n'aurions pas de programme fédéral pour du cannabis thérapeutique. Pour les policiers, encore là, votre généralisation ne reflète pas la réalité puisque pas « tous les policiers du canada ». Au contraire, si la police n'a plus à gérer ce dossier, ce sont des ressources qui pourront être réinvesties ailleurs pour des cas plus sérieux. Le fait étant qu'un des ministres pilotant le projet est un ancien chef de police lui-même.

Dans l'esprit du partage d'opinion, je vous invite vous et tous nos concitoyens à aller remplir la consultation publique en ligne que le gouvernement mène présentement jusqu'au 12 septembre 2017. C'est à la suite de ces consultations que sera déterminé le chemin qui sera pris. https://encadrementcannabis.gouv.qc.ca/consultation/donner-son-avis-en-ligne/

Jossy Roy

Sherbrooke

À mon concitoyen Claude Landry, (Archives La Tribune) - image 2.0

Agrandir

Archives La Tribune

Une suite logique

La fermeture de l'épicerie de cette petite ville (Waterville) est bien triste pour ses résidents, mais elle est la suite logique des pratiques des grands de l'alimentation. Ce phénomène est bien connu et documenté, il s'appelle un désert alimentaire.

Malheureusement, les épiceries quittent les petites villes et les quartiers défavorisés. Ici même à Sherbrooke, la fermeture du Provigo de la rue Belvédère a laissé cette clientèle aux dépanneurs. Loin de moi de dénigrer ces commerces de proximité, mais ils ne peuvent offrir les mêmes prix. De plus, la diversité, la fraîcheur, la qualité des viandes, fruits et légumes ne peuvent être comparés. Les plus petites villes comme Coaticook, Windsor et d'autres n'ont maintenant qu'une seule épicerie, limitant donc la compétition.

André Bérard

Sherbrooke




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer