Un manque de respect pour nos aînés en CHSLD

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Point de vue
La Tribune

Monsieur Gaétan Barrette,
Ministre de la Santé et des Services sociaux

Avec un médecin comme premier ministre et un autre médecin comme ministre de la Santé, peut-on être plus mal chaussé en santé? Depuis son arrivée au pouvoir, le but ultime du Parti libéra est le déficit zéro. Pendant ce temps, tout le monde paie pour les mauvaises décisions (belles preuves dernièrement avec Bombardier et Hydro Québec!). Pourtant, dans les CHSLD, on ajoute des résidents partout où c'est possible et cela même si la chambre n'est pas prévue pour cet usage, même si elle est dépourvue de salle de bain et même si elle ne possède pas l'équipement requis pour le travail.

Alors que le nombre de résidents augmente, le personnel non seulement n'augmente pas, mais, en plus, il n'est pas remplacé pour les congés de maladie, les congés parentaux et les vacances.

Est-ce que c'est normal?

Pendant ce temps, les résidents paient la note : pas de bain, moins de temps pour aider à manger, pas de temps pour répondre aux cloches, pas de temps pour changer les culottes d'incontinences, pas d'aide à la marche, pas d'activité, surplus de travail , temps supplémentaire à payer, non-remplacement, absentéisme, un cercle vicieux, et coupes dans les services de loisirs.

Toutes ces coupures amènent les familles à formuler des critiques de plus en plus haut et fort auprès du personnel qui, malheureusement, subit les coupures sans en être responsable et qui, malgré tout, continue à faire son possible pour répondre et donner un service adéquat. On exige du personnel de faire du temps supplémentaire, mais qu'arrive-t-il si personne n'est disponible? La liste d'appel est bien mal gérée, car on entend toujours qu'un tel ou une telle est disponible et qu'ils n'attendent qu'un appel pour travailler. Ce n'est pas normal qu'aucun poste ne soit ouvert alors que les besoins sont criants.

En tant que fille de résidente, j'ai toujours espoir que la situation s'améliorera et je suis toujours déçue, choquée, que nos petites voix ne soient jamais entendues par les décideurs qui accumulent les coupes budgétaires, sans se préoccuper des répercussions négatives. Sans se préoccuper de la qualité de vie de nos parents, de leur dignité et du respect qui leur est dû.

Nos défricheurs sont rendus à des âges respectables, ils ont travaillés très fort pour bâtir le Québec, souvent avec peu de moyen et à la sueur de leur front. Ce sont nos bâtisseurs qui sont traités sans aucun égard, ne méritent-ils pas le respect?

Lise Cliche, Waterville




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