Des soins inadéquats

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(Sherbrooke) Comme la famille Therrien, (De la colère à l'apaisement, La Tribune du 19 août), j'ai formulé une plainte au CIUSSS de l'Estrie-CHUS à la suite de l'hospitalisation de ma mère au CHUS Fleurimont l'an dernier.

Soignée dans un hôpital du Centre du Québec, elle a été transférée à Sherbrooke pour des examens approfondis qui ont nécessité, par la suite, des interventions chirurgicales urgentes à son coeur pour un anévrisme infecté. Sa nouvelle condition médicale l'obligeant à recevoir des antibiotiques à vie, on l'installe dans une chambre, sur un étage avec éclosion d'entérocoques résistants à la vancomycine, en attente d'un retour à l'hôpital d'origine! Son état se détériore, elle n'est plus capable d'avaler, a de la difficulté à se nourrir à la suite d'une probable réaction à l'antibiotique qu'elle reçoit et aucun membre du personnel ne semble s'en soucier même après de nombreuses interventions de notre part (...). On lui apporte toujours un plateau normal de nourriture. Son état de santé se détériore, elle maigrit et devient asthénique, réagissant à peine à notre présence. À de nombreuses reprises nous avons demandé à rencontrer les médecins pour parler de son état, sans succès. Il était même impossible de savoir qui faisait les interventions médicales sur elle (...).

Comme mentionne le Dr François Lajoie, dans La Tribune du 19 août, 1548 dossiers de plaintes ont été analysés en 2015-2016, ce qui est, à mon avis, que la pointe de l'iceberg (...), car je suis certaine qu'une grande majorité de personnes ayant vécues un passage difficile au CHUS ne portera pas plainte, pour différentes raisons. Comme Mme Therrien, plusieurs se sentiront coupables de ne pas avoir été toujours au chevet de leur proche pour les protéger! Et que dire des patients qui se retrouvent seuls, sans proches pour les épauler, les protéger! Pourtant, nos taxes servent à former les médecins et le personnel soignant des hôpitaux, à entretenir les bâtiments. Nous payons aussi les gestionnaires de ces établissements et les ministres qui les gèrent. Ne sommes-nous donc pas en droit de s'attendre à voir des organisations efficientes et sensibles à leur mission de base : le maintien de la santé dans des conditions humaines et sécuritaires? On monte aux barricades pour des animaux maltraités (...) et on tait les maltraitances par omissions de soins adéquats, pour toutes sortes de raisons, dans nos hôpitaux ou CHSLD! Comme signale Dr Lajoie, « il faut être sévère envers les organisations et doux avec les gens » et surtout nous devons rester vigilants!

Paulette Mercier, Stoke




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